Artur Berterbiev

Photo : Artur Berterbiev

Boxe

Une seule option pour Beterbiev

Publié | Mis à jour

En se débarrassant rapidement de Radivoje Kalajdzic, Artur Berterbiev a lancé un message clair au reste de la division des mi-lourds. Il est prêt à passer en vitesse supérieure dans sa carrière et souhaite maintenant un combat d’unification.

Il n’y a rien de neuf dans ce dossier. Beterbiev parle d’un tel duel depuis qu’il a été sacré champion IBF des 175 lb, soit le 11 novembre 2017. Ce projet aurait pu se réaliser bien avant s’il n’avait pas eu des démêlés contractuels avec son ancien promoteur Yvon Michel et son ex-gérante Anna Reva.

Ces deux dossiers sont maintenant réglés. Il boxe maintenant pour Top Rank et sa carrière est gérée par la réputée agence CAA. D’ailleurs, celle-ci était représentée par trois personnes lors du combat de samedi.

Et quel champion des mi-lourds serait prêt à croiser le fer avec Beterbiev? Le premier nom qui vient en tête est celui de Sergey Kovalev. Après sa victoire contre Eleider Alvarez en février dernier, le Russe avait lancé un défi au Québécois d’origine tchétchène, mais les négociations ont frappé un mur.

«C’est lui qui parle de moi et pas le contraire, a indiqué Beterbiev après sa victoire samedi soir. Lorsqu’on a commencé à négocier, il a disparu des discussions pour une raison que j’ignore. C’est sûr que j’aimerais l’affronter. Toutefois, je veux croiser le fer avec tous les champions des mi-lourds.»

Ramsay catégorique

Son entraîneur Marc Ramsay est encore plus catégorique sur le dossier d’une unification.

«On ne veut pas d’autres combats que celui-là, a-t-il mentionné. Ça ne nous intéresse pas. Je ne veux pas d’aspirant et Artur non plus. On veut Sergey Kovalev, Oleksandr Gvozdyk ou Dmitry Bivol. Fin de la discussion.»

La performance de Beterbiev contre Radivoje Kalajdzic pourrait toutefois les faire reculer.

«On va le savoir lorsque les négociations vont commencer. On a beau sortir des excuses au sujet du promoteur ou du réseau de télévision, mais lorsque le boxeur décide qu’il veut le combat, tout le monde suit.»

«Cette victoire pourrait les décourager, même si ce n’était pas parfait sur le plan technique. Je ne suis pas sûr qu’ils ont le goût de se faire "bardasser" comme Kalajdzic.»

Bivol le moins accessible

Comme on le sait depuis quelques mois, Bivol a signé un contrat de trois combats avec le réseau de diffusion continu DAZN. Il vient d’en écouler un avec sa victoire contre Joe Smith fils. Dans le meilleur des scénarios, le champion WBA ne sera pas disponible pour une unification avant 2020.

Dommage parce que le Russe a toujours mentionné qu’il souhaitait affronter les autres monarques de sa division. Son gérant Vadim Kornilov a sûrement voulu donner d’autres combats d’expérience avant de lui présenter les plus gros défis de sa carrière.

Il reste donc deux choix : Kovalev ou Gvozdyk. Les carrières des deux boxeurs sont gérées par le très influent Egis Klimas. On a hâte de savoir si Kovalev va passer de la parole aux actes. Pour ce qui est Gvozdyk, il serait surprenant qu’il dise oui à l’invitation. Il veut monnayer sa ceinture.

Peu importe qui acceptera, Beterbiev sera prêt. S’il veut collecter toutes les ceintures de sa division avant la fin de sa carrière, il doit commencer quelque part.