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Artur Beterbiev sait qu'il peut faire mieux

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À son premier combat de son nouveau contrat avec Top Rank, Artur Beterbiev voulait en mettre plein la vue à ses nouveaux promoteurs. Il a réussi sa mission haut la main, samedi.

Même s’il était tout sourire lorsque le représentant du Journal de Montréal est allé à sa rencontre, Beterbiev n’était pas totalement satisfait de sa performance contre Radivoje Kalajdzic.

«Après le premier round, j’ai senti que je devais m’adapter. Ça ne fonctionnait pas à mon goût, a indiqué le Québécois d’origine tchétchène. J’étais trop détendu. Au deuxième, j’ai mieux fait sur le plan technique, mais je n’ai pas été excellent. Marc Ramsay a donné quelques directives et tout est tombé en place.»

Le champion IBF des mi-lourds en a surpris plus d’un dans les premières secondes du duel. Depuis le début de sa carrière, il avait l’habitude de commencer avec un rythme peu élevé. Samedi, il s’est rué sur Kalajdzic en tentant des coups de puissance avant d’installer son jab.

«J’ai tenté de semer la confusion chez mon adversaire, a ajouté Beterbiev. J’aime bien placer des trappes. C’est amusant. Je sais que Kalajdzic attendait ma droite qui est mon coup le plus dangereux, mais je lui ai présenté mon crochet de gauche.»

Des échanges musclés

Comme prévu, l’affrontement Beterbiev-Kalajdzic fut court mais intense. Les deux boxeurs ont été impliqués dans plusieurs échanges musclés lors des rounds 2, 3 et 4.

Même s’il a atteint Beterbiev à quelques reprises, Kalajdzic n’avait pas de puissance dans ses coups, car il les lançait souvent en reculant. Pour sa part, le champion lui faisait mal de façon régulière.

«Artur avait l’air agressif, mais l’objectif était de ne pas demeurer au bout de la portée de son adversaire, a indiqué l’entraîneur Marc Ramsay. On voulait être à courte distance avec Kalajdzic.»

«À compter du troisième round, on a assisté à une domination complète et totale d’Artur. J’ai dû ramener mon boxeur à l’ordre parce qu’il prenait beaucoup de risques en défensive.»

Arum impressionné

Malgré ses 87 ans bien sonnés, le promoteur Bob Arum continue d’assister aux galas de sa compagnie sur une base régulière. Il est allé féliciter son nouveau poulain sur le ring après sa victoire.

Comme c’est son habitude, il y est allé d’un commentaire coloré.

«J’ai dit à Artur que si quelqu’un le frappait avec un bâton de baseball à la tête, il ne sentirait rien!»

Il n’a pas tout à fait tort. Beterbiev a prouvé qu’il avait une bonne mâchoire au cours de ce combat. Kalajdzic l’a atteint solidement au cours des premiers rounds, mais le champion n’a pas bronché.