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Séries LNH 2019

Le jour et la nuit pour Philipp Grubauer

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En un an, les choses ont bien changé pour le gardien Philipp Grubauer. Laissé de côté pour de bon par les Capitals de Washington au tout début des séries éliminatoires en 2018, il est maintenant l’une des pierres d’assise de l’Avalanche du Colorado.

L’Allemand l’a démontré une fois de plus avec un jeu blanc de 32 arrêts contre les Sharks de San Jose lors du quatrième duel de cette série de deuxième tour de la Ligue nationale de hockey (LNH), jeudi. Il montre maintenant une moyenne de buts alloués de 2,17 et un taux d’efficacité de ,930 en neuf parties éliminatoires.

Plus que ces statistiques, c’est la confiance qu’il procure à ses coéquipiers qui fait la différence pour l’Avalanche, au coude à coude avec les Sharks avec deux victoires.

«Il rend tout facile en apparence, a dit le défenseur Erik Johnson au quotidien "Denver Post", après la récente rencontre que les siens ont remportée 3 à 0. Lorsque vous avez un gardien qui fait ça, je pense que ça se répercute sur toute l’équipe. Je ne peux pas dire assez de bonnes choses à son sujet et sur son jeu... Nous croyons en lui.»

Se servir du passé

Pourtant, Grubauer avait déçu bien des gens en 2018. Pendant que Braden Holtby tentait de retrouver ses repères, il a concédé huit buts en 105 minutes lors de deux défaites en prolongation au premier tour face aux Blue Jackets de Columbus.

La suite est passée à l’histoire. Grubauer n’a plus vu d’action, Holtby a retrouvé sa cage et les Capitals ont remporté une toute première coupe Stanley.

Quelques jours plus tard, l’Allemand était échangé à l’Avalanche, où Semyon Varlamov œuvrait comme gardien partant depuis quelques années.

«Vous apprenez de ce genre d’expérience et vous passez à autre chose», a expliqué Grubauer.

À Denver, cette saison, il a été meilleur que Varlamov, bien qu’il n’ait vu de l’action que dans 37 parties, comparativement à 49 pour Varlamov. Il en a toutefois fait assez pour obtenir la faveur de son entraîneur Jared Bednar au début des éliminatoires.

Et cette fois, il n’a pas laissé passer cette chance.