HKN-SPO-BOSTON-BRUINS-V-COLUMBUS-BLUE-JACKETS---GAME-FOUR

Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Tuukka Rask garde le fort

Publié | Mis à jour

COLUMBUS – On fait grand cas de la tenue de Sergei Bobrovsky depuis le début des séries. Le gardien des Blue Jackets est effectivement spectaculaire. Toutefois, Tuukka Rask n’est pas en reste.

Les statistiques de l’homme masqué finlandais ont beau être un peu moins reluisantes que celles de son vis-à-vis, il ne faudrait pas oublier que les trois premiers matchs furent remportés par un écart d’un seul but.

En huit matchs, Bobrovsky affiche une moyenne de buts alloués de 2,13 et un taux d’efficacité de ,933. De son côté, en 11 rencontres, Rask a accordé en moyenne 2,11 buts et maintenu un taux d’efficacité de ,933 également.

«Tuukka joue du très bon hockey. Il nous donne une chance de l’emporter à chaque rencontre», a indiqué Patrice Bergeron jeudi, à quelques heures du quatrième affrontement entre les deux formations.

L’attaquant québécois dit juste. Au moment d’écrire ces lignes, Brad Marchand et lui, les deux gros canons de l’équipe étaient toujours en quête de leur premier point de la série.

Même si Brandon Carlo a souligné, plus tôt cette semaine, que Bobrovsky allait finir par craquer, en attendant, Rask n’a pratiquement pas le droit à l’erreur. Bruce Cassidy l’a subtilement mentionné lorsqu’il fut appelé à commenter la tenue de son gardien depuis le début de cette confrontation.

«Tuukka a été solide comme le roc à tous les matchs. Il est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes toujours en vie. En ce moment, on a besoin de lui pour nous tenir dans le match le temps qu’on trouve le fond du filet», a-t-il indiqué.

Habitué à la pression

Voilà un commentaire qui n’est pas sans placer une pression supplémentaire sur les épaules de l’homme masqué de 32 ans.

«Les gardiens sont habitués à avoir de la pression. C’est dans leur nature de la prendre et de répondre avec de gros matchs. Tuukka a du caractère et souhaite toujours exceller», a indiqué Bergeron, le coéquipier de Rask depuis la saison 2007-2008.

«Je ne crois pas qu’un commentaire comme celui-là l’affecte, a-t-il ajouté. Au contraire, je pense que ça l’aide à se rendre compte qu’il joue du bon hockey et qu’il peut encore faire mieux.»

Si l’on se fie à la réponse qu’a offerte le gardien des Bruins au terme de la troisième rencontre, c’est davantage les faibles écarts entre les deux équipes, et non la tenue du vis-à-vis, qui ajoutent au stress de garder les buts.

«Je n’y pense pas vraiment. En fait, que le gardien adverse soit solide ou pas, je dois me concentrer sur la tâche à accomplir qui consiste à arrêter le prochain lancer. Et quand ce sont des matchs qui se terminent par l’écart d’un seul but, ça devient encore plus important», a déclaré Rask.

Travail collectif

Puisque l’étanchéité d’une équipe n’est pas que l’affaire des gardiens de but, il vaut la peine de souligner que Rask a fait face à 32 lancers par match, en moyenne, depuis le début du tournoi. Pendant ce temps, Bobrovsky a reçu 22,2 tirs par rencontre.

Le jeu défensif des Blue Jackets est donc des plus solides.

«Notre système fait en sorte qu’on diminue la vitesse de l’adversaire lorsqu’il arrive dans notre territoire. Bob fait du bon travail et on essaie de le protéger le mieux possible», a expliqué David Savard.

C’est quand même fascinant, considérant que Ryan Murray et Adam McQuaid, blessés au cours de la saison, et Markus Nutivaara, tombé au combat dans la série contre le Lightning, manquent à l’appel, alors que ce sont des défenseurs réguliers de l’équipe.