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Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Les Eskimos prennent le pari Mathieu Betts

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Dans la vie, il y a de belles semaines, puis il y a la semaine surréaliste que vient de vivre Mathieu Betts. Contrat avec les Bears de Chicago dans la NFL, athlète universitaire par excellence au Canada, et depuis jeudi soir, troisième choix au total du repêchage de la Ligue canadienne de football par les Eskimos d’Edmonton. Qui dit mieux ?

Même s’il était classé comme meilleur espoir en vue de l’encan, Betts aurait pu glisser en raison de l’engagement que les Bears ont pris à son endroit.

Les Eskimos ont toutefois décidé de miser gros en optant pour l’ailier défensif qui a fait ses classes avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Ce dernier, s’il parvient à faire sa place à Chicago, où il commence aujourd’hui un premier camp de recrues, pourrait ne jamais mettre les pieds en Alberta.

«Je ne peux pas appeler ça une surprise. C’était difficile de dire quand j’allais sortir avec le contrat des Bears. Je suis content de me joindre aux Eskimos, une des très bonnes organisations de la LCF. C’est très positif pour moi», a commenté Betts, par téléphone via la ville des vents.

Celui qui est devenu le 12e joueur dans l’histoire du Rouge et Or à être appelé en première ronde entend évidemment se faire un nom chez les Bears, mais l’idée d’aboutir à Edmonton lui semble un plan B idéal. «Tout est possible en ce moment à Chicago et c’est là-dessus que je me concentre, mais mon plan a toujours été de jouer dans les rangs professionnels et si c’est par Edmonton que ça passe, ça me va.»

«Tout ce qui m’arrive, ça fait beaucoup de choses à assimiler en même temps. J’aurais aimé vivre plus chacune de ses expériences, mais c’est un privilège d’être à Chicago et je ne vais pas me plaindre.»

Thomassin devient un Alouette

Les Alouettes, qui ne détenaient pas de sélection au premier tour, ont fait du receveur torontois Kaion Julien-Grant leur premier choix au deuxième tour, au 13e rang. Le petit missile des Huskies de St. FX a mené la conférence Atlantique la saison dernière avec 49 réceptions, soit 6,1 par match en plus de s’illustrer sur les retours de bottés. En quatre saisons, il a accumulé 4563 verges, un record à St. FX.

Le joueur de ligne défensive Nathan Anderson, de l’Université du Missouri, a été leur deuxième élu, au 16e rang, tandis qu’au 19e rang, avec leur choix territorial, les Oiseaux ont opté pour le garde du Rouge et Or Samuel Thomassin.

Ce dernier est actuellement avec les Giants de New York, qui l’ont amené à leur camp de recrues ce weekend à titre d’invité pour un essai.

«On a tous grandi en suivant les Alouettes, donc c’est le fun. Ce n’est pas un secret que l’équipe va moins bien ces derniers temps, mais je veux faire partie de la reconstruction», a confié au bout du fil celui qui se rapprochera de son demi-frère Charles-Édouard, joueur de ligne offensive à l’Université McGill.

Vincent Desjardins à Calgary

Le plaqueur Vincent Desjardins a été le deuxième joueur du Rouge et Or sélectionné, par les Stampeders de Calgary, au 17e rang. Tout sourire, il portait déjà la casquette à l’effigie de l’équipe, sans doute habité d’un bon pressentiment.

«J’avais un bon feeling. Leur entraîneur de la ligne défensive était au Défi Est-Ouest l’an passé et on avait passé du bon temps ensemble. C’est tout un soulagement ! La deuxième ronde, c’est tôt, mais c’était quand même une longue attente», a-t-il commenté.

Deux autres Québécois ont été repêchés en première ronde, soit les receveurs Justin McInnis (sixième) et Hergy Mayala (huitième), avec les Roughriders et les Stampeders, respectivement. Au 27e rang, le Rouge et Noir a misé sur le porteur Gabriel Polan, de l’Université de Sherbrooke, tandis que deux rangs plus tard, les Argonauts optaient pour le bloqueur Maurice Simba, de Concordia.

Le joueur de ligne défensive Clément Lebreux (Laval), a été l’avant-dernier choix du Rouge et Noir, au 72e rang.