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Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Martin St-Louis est la carte cachée des Blue Jackets

Publié | Mis à jour

Dans une confrontation serrée comme celle qui oppose les Bruins aux Blue Jackets, les unités spéciales font souvent la différence. Cette série ne fait pas exception à la règle.

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Alors que l’attaque massive des Bruins, qui avait pourtant malmené les Maple Leafs, peine à se faire justice, celle des Blue Jackets poursuit le travail amorcé au premier tour.

Depuis que les séries se sont mises en branle, les Jackets ont inscrit huit buts en 21 supériorités numériques. Un impressionnant pourcentage d’efficacité de 38,1 %.

Fait intéressant, les hommes de John Tortorella ont marqué au moins un but avec l’avantage d’un homme dans six des sept matchs qu’ils ont disputés ce printemps. La seule fois où ils ont été blanchis coïncide avec le seul revers qu’ils ont subi depuis l’ouverture du tournoi.

Ce qu’il y a de particulier, c’est que cette même unité avait fini la saison au 28e rang du circuit. Même l’arrivée de sang neuf n’avait pas semblé bénéfique puisque du 26 février à la fin de la saison, ils ont maintenu un faible taux de conversion de 14,9 % (26e).

«On n’a pas apporté beaucoup de modifications, a assuré John Tortorella, appelé à expliquer ce revirement de situation. On envoie des rondelles au filet. On est efficace pour les récupérer, ce qui nous permet de poursuivre l’attaque et d’avoir un deuxième et peut-être un troisième tir.»

«On ne réinvente pas la roue. On se prépare du mieux qu’on peut. Brad Larsen fait tout un travail pour analyser l’infériorité numérique de l’adversaire», a-t-il ajouté.

La contribution de St-Louis

Engagé à titre de consultant en janvier, Martin St-Louis est une autre ressource sur laquelle l’entraîneur-chef des Blue Jackets peut compter.

«Ça fait seulement quatre ans qu’il a pris sa retraite. Je l’ai amené avec nous pour pouvoir avoir la perspective d’un joueur. Il a joué sur plusieurs formules d’avantage numérique», a indiqué Tortorella.

S’il est demeuré à sa résidence du Connecticut – il y entraîne ses garçons au hockey – pendant la majorité de ces premiers mois à l’emploi des Blue Jackets, St-Louis se tient constamment dans l’entourage de l’équipe depuis le début des séries éliminatoires.

Et sa contribution va bien au-delà de ses connaissances en ce qui a trait à mettre la rondelle dans le filet lorsqu’un adversaire se trouve au cachot.

«On peut lui parler des séries éliminatoires. Il a une vaste expérience. Il a vécu toutes les situations. Il les connaît toutes, a souligné Zach Werenski. Si on a des questions sur des points particuliers, il est toujours là pour nous conseiller. Pouvoir miser sur un gars comme lui, c’est énorme.»

Problème à résoudre

Werenski n’est pas non plus étranger à ces succès. Seth Jones et lui font tout un travail pour maintenir la rondelle en territoire ennemi et redonner de la vigueur à l’attaque en dirigeant un tir au filet ou en servant de brillantes passes à Artemi Panarin ou à Cam Atkinson.

D’ailleurs, Bruce Cassidy et les Bruins tentent encore de trouver la façon de contrecarrer les plans de leurs adversaires.

«Jones est plus du type à décocher un tir sur réception, alors que Werenski est plus du genre à envoyer la rondelle au filet, dans la circulation. Ça change un peu la façon d’appliquer la pression», a-t-il d’abord expliqué.

Puis, dans une description rarement aussi détaillée, il a poursuivi : «On essaie de s’ajuster pour enlever l’option du tir sur réception de Jones. Ça nous a fait mal l’autre soir parce que c’est finalement (Artemi) Panarin qui a décoché ce tir (but égalisateur du deuxième match), a-t-il poursuivi. On doit s’assurer que le synchronisme des deux attaquants qui les couvre est parfait. Ça nous dérange moins qu’Atkinson soit libre pour exécuter un tir des poignets. De leurs trois armes, il est probablement la moins dangereuse.»

Wow ! Qui a dit qu’il fallait avoir la langue de bois en séries éliminatoires?