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Crédit : AFP

Séries LNH 2019

«Je vais avoir une discussion avec Brad» –Bruce Cassidy

Publié | Mis à jour

Non, on ne changera pas Brad Marchand. Particulièrement en séries éliminatoires où il semble toujours prendre plaisir à tenir le rôle du vilain.

Mardi soir, le coup de poing sournois qu’il a asséné derrière la tête de Scott Harrington a soulevé l’ire de plusieurs amateurs. Nombreux sont ceux qui auraient souhaité que la LNH décerne une suspension à la peste des Bruins de Boston.

Ce ne sera pas le cas. L’attaquant s’en est même tiré sans amende.

Rencontré dans le vestiaire des visiteurs à la suite de l’entraînement des siens, Marchand a d’abord déclaré ne pas regretter son geste.

«Devant le filet, JD (Jake DeBrusk) était pris à partie par quelque gars. Il a reçu environ six coups. Mon geste en était un de réaction à ça.»

Puis, il s’est quelque peu repenti en qualifiant son coup de poing de «geste inutile». Toutefois, la raison de son regret n’était assurément pas celle à laquelle on s’attendait.

«C’est parce que j’ai besoin de vous en parler aujourd’hui, a-t-il lancé. Ce sont des choses qui arrivent au hockey.»

Évidemment, quand un geste répréhensible concerne Brad Marchand, la marmite explose rapidement. On est prompt à le condamner sur la place publique. Il faut dire que ces antécédents n’aident pas sa cause.

«J’ai appris à me tenir loin des médias. Particulièrement à ce temps-ci de l’année. Pour ce qui est des amateurs, ils ont pleinement droit à leur opinion. Après tout, ils nous paient de gros sous pour jouer au hockey. D’ailleurs, je les en remercie.»

Discussion avec l’entraîneur

Le geste de Marchand n’a eu aucune conséquence. Ni pour Harrington, ni pour les Bruins. Toutefois, cela aurait pu porter un dur coup à son équipe. Il restait alors 61 secondes à la troisième période et les Bruins tentaient désespérément d’égaler le pointage.

«Je vais avoir une discussion avec Brad, a indiqué Bruce Cassidy, en point de presse. Le message sera simple. Nous avons besoin de lui sur la glace. Il peut arriver d’écoper d’une punition dans le feu de l’action, mais il doit se tenir loin de celles écopées loin du jeu.»

«Ce n’est pas la première fois qu’on en parle. Il doit rester à l’intérieur des limites. Je dois lui rappeler à quel point il est important pour l’équipe et que nous sommes en séries. Alors, c’est certain que son nom et son numéro sont encerclés dans le vestiaire adverse. Il doit le comprendre», a poursuivi l’entraîneur des Bruins, rappelant au passage que son protégé n’avait passé que quatre minutes au banc des punitions depuis le début des séries.

On ignore si c’était alors le sujet de discussion, mais Marchand a été aperçu discutant longuement avec son directeur général, Don Sweeney, à son arrivée au Nationwide Arena.

Retour possible de Backes

En prévision du quatrième match, l’entraîneur des Bruins avait ramené David Pastrnak sur la première unité, à la droite de Marchand et de Patrice Bergeron. Notons que le Slovaque n’a inscrit qu’un seul but à ses six derniers matchs. Pour leur part, ses deux compagnons de trio sont toujours à la recherche d’un premier point contre les Blue Jackets.

Quant à David Backes, laissé de côté lors des cinq dernières rencontres, il formait une unité avec DeBrusk et David Krejci.

Cassidy n’a pas voulu confirmer s’il allait réinsérer son vétéran de 35 ans dans la formation. Toutefois, il a convenu que sa présence contribuerait peut-être à résoudre l’énigme Sergei Bobrovsky.

«Il assure une présence devant le filet. Nous en avons besoin contre un gardien comme Bobrovsky. On est parvenu à le faire à quelques occasions depuis le début de la série, mais il en amènerait davantage», a-t-il indiqué.

Cassidy prendra une décision définitive quelques heures avant le match.