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Éric Dubois n'avait pas élevé Pierre-Luc de la sorte!

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La vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, mardi soir : l’attaquant des Blue Jackets de Columbus Pierre-Luc Dubois pouvait être aperçu en train de hurler une tonne de jurons québécois à l'entrée du vestiaire, avant le troisième match de la série contre les Bruins de Boston.

Le père de Pierre-Luc, Éric, a évidemment vu la scène. Elle lui a valu les taquineries de l'animateur de TVA Sports Jean-Charles Lajoie, qui lui a reproché à la blague d'avoir mal élevé son fils.

«C’est ma fille qui m’a fait parvenir la vidéo entre la première et la deuxième période, a raconté Éric Dubois, mercredi, à l’émission "JiC". Elle disait : "C’est incroyable, mon frère qui agit comme ça!" S’il parlait comme ça tous les jours, je m’inquiéterais un peu. Mais ce sont un peu les anglophones qui lui demandent de les motiver avant le match. C’est un petit rituel qu’il fait depuis le match numéro un [des séries], et ils gagnent depuis ce temps-là, donc les gars ne veulent plus qu’il arrête.»

Un ancien joueur professionnel, Éric occupe dorénavant un poste d’entraîneur adjoint au sein de la filiale de la Ligue américaine des Jets de Winnipeg. Il partage ainsi avec sa progéniture la passion du hockey, lui qui se trouve présentement à Columbus pour assister avec fierté aux performances de Pierre-Luc.

À seulement 20 ans, le joueur de centre remplit un rôle important lors des séries éliminatoires, étant utilisé en moyenne 17 min 6 s par match au sein d’une équipe qui a beaucoup de profondeur à l’attaque. Mais tout n’a pas été facile pour lui lorsque le directeur général Jarmo Kekäläinen a effectué des acquisitions importantes à la date limite des transactions.

«Il a trouvé ça dur un petit peu, son temps de glace a diminué lorsque Matt Duchene est arrivé, a expliqué Éric. Il se cherchait un petit peu, ce qui est normal. Un joueur de 20 ans n’a pas tous les outils nécessaires pour composer avec ce genre de situation. Il est passé à travers. C'est une étape qu’il devait vivre. Présentement, je pense que ça va bien.»

Si John Tortorella traîne la réputation d’un entraîneur-chef ferme et sévère, Éric n’était pas trop appréhensif à l’idée de voir son fils évoluer avec le bouillant homme de hockey. Disons que l’école Joël Bouchard l’avait bien préparé avec l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«On ne sait jamais comment un jeune va réagir tant qu’il n’est pas dans l’action. On connaissait la réputation de John d’être très exigeant avec ses joueurs. Mais je savais que ça pouvait être un bon mariage entre les deux. Pierre-Luc, parfois, a besoin de ce type d’entraîneur. Il l’a vécu avec Joël Bouchard, qui est très exigeant avec ses joueurs, mais qui est très très proche d'eux en même temps. Je pense que cette expérience l'a un peu préparé à "affronter" John Tortorella ou à travailler avec lui. C’est sûr que, parfois, il trouve ça lourd, mais, présentement, les performances de l'équipe montrent que les résultats sont là.»

Voyez l’entrevue de Jean-Charles Lajoie avec Éric Dubois dans la vidéo ci-dessus.