SPO-Dévoilement de la nouvelle identité des Alouettes

Crédit : MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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La vente des Alouettes inquiète

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Il suffit d’aller faire un tour dans les bureaux des Alouettes au Stade olympique pour constater que les rumeurs entourant la vente de l’équipe créent inévitablement de l’insécurité chez certains employés.

À 63 ans, l’ancien joueur Miles Gorrell, qui occupe présentement les fonctions de directeur du recrutement national pour le club montréalais, tâche toutefois de se faire rassurant.

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«Je me concentre sur ce que je peux faire, a-t-il commenté. Je ne peux pas acheter moi-même l’équipe, je ne suis qu’un simple employé dans la Ligue canadienne de football.»

«La famille Wetenhall est toujours propriétaire, selon ce que j’en sais. Je reçois mon chèque de paie aux deux semaines. Je ne peux pas trop m’inquiéter avec ça. Je dois préparer le futur, comme je dois aller au Défi Est-Ouest prochainement en pensant à 2020. Oui, je m’inquiète un peu, mais ça ne change rien au fait que l’objectif demeure de gagner.»

Décidément, Gorrell en a vu d’autres durant les quatre dernières décennies, lui qui a joué pour cinq clubs différents dans la LCF, dont les Concordes de Montréal, entre 1978 et 1996.

«Dans le sport, comme on le sait tous, il y a toujours de l’incertitude, a-t-il indiqué. Si tu ne gagnes pas, tu es parti. Une équipe peut être vendue, faire faillite ou encore déménager. Tu es toujours incertain parce que tu dois gagner. Tu dois être là et essayer de gagner chaque partie. C’est la chose la plus importante à mes yeux. Si tu gagnes, les choses vont s’arranger par elles-mêmes.»

«Je suis dans cette ligue depuis près de 41 ans et j’ai vu des équipes faire des téléthons [NDLR: ç’a été le cas pour les Roughriders de la Saskatchewan en 1987 et en 1997], j’ai vu des équipes faire faillite. La LCF est un circuit très différent. On doit prendre soin les uns des autres.»

Une grève des joueurs?

S’il refuse de s’en faire avec le dossier de la vente de l’équipe, le gentil géant compose aussi très bien avec les menaces de grève provenant de l’Association des joueurs.

«On parle de grève possible [dans la LCF] depuis le début des années 1970, a indiqué Gorrell. Évidemment, on parle tous de cette possibilité, mais avec la vente possible de l’équipe en même temps, disons que je n’y pense pas trop. Je crois qu’il y aura une entente entre la LCF et l’Association des joueurs.»