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Evan Bush: «Un prix d’équipe»

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Evan Bush a réalisé deux blanchissages la semaine dernière et ça lui a valu le titre de joueur de la semaine dans la Major League Soccer (MLS). Pourtant, le gardien de 33 ans ne s’y attendait pas.

Voyez le reportage de Nicolas A Martineau dans la vidéo ci-dessus.

On peut le comprendre puisqu’il n’a effectué que deux arrêts durant la semaine, chaque fois dans le match de dimanche contre le Fire de Chicago. Mercredi, aucun des 10 tirs du Revolution de la Nouvelle-Angleterre n’a été cadré.

«Je suis surpris, pour être honnête. Ils l’ont probablement donné au gardien de l’équipe qui a eu deux blanchissages», a admis le vétéran.

«C’est véritablement un prix d’équipe et je ne dis pas ça parce que c’est un cliché. J’aurais facilement pu mettre Zak [Diallo], Sam [Piette] et Dan [Lovitz] dans l’équipe de la semaine, car ils ont joué trois matchs et ont largement contribué.»

Tournant

Mine de rien, depuis que l’équipe s’est effondrée 7 à 1 à Kansas City il y a un mois, elle n’a presque rien donné à l’adversaire.

Hormis un revers de 3 à 0 à Philadelphie il y a une semaine et demie, l’Impact de Montréal a récolté cinq blanchissages en avril.

«Le match à Kansas City a toujours été une anomalie pour moi, insiste Bush. On avait fait beaucoup de changements, des joueurs revenaient de partout dans le monde à la suite de la pause internationale, ce n’était pas nous.»

«Le match à Philadelphie a été plus frustrant parce que c’est un match pour lequel on se sentait préparés.»

Ne pas oublier

Il est évidemment encore tôt pour dire si ce match aura servi à provoquer le réveil de l’équipe, mais une chose est sûre, il reste très présent dans l’esprit collectif.

Bacary Sagna fait partie de ceux qui préfèrent ne pas l’oublier pour éviter de répéter la même erreur.

«Il faut se rappeler de ce match-là pour ne pas que ça se reproduise et pour rester solides. Si on n’est pas en place défensivement, ça peut faire mal derrière. Personnellement, je l’ai toujours en tête et je pense que ça nous sert plus aujourd’hui que ça nous dessert.»

À éviter

Dimanche dernier contre le Fire, il y avait certains des mêmes ingrédients des matchs à Kansas City et Philadelphie où l’équipe a été très amorphe.

Bush s’est justement assuré que les problèmes ne surgissent pas.

«En abordant le match du week-end dernier, j’ai prévenu les gars parce que c’était le même contexte que ces deux matchs avec un coup d’envoi à 12 h 30, et on s’était fait prendre à dormir en début de match.»

«Rien ne te réveille plus que d’avoir à faire un gros arrêt, d’entendre un ballon sur le poteau et de voir un joueur dégager le ballon sur la ligne des buts dans les dix premières minutes.»

Plus d’attaque

Si le travail défensif est efficace, le jeu offensif n’est pas encore à point puisque l’équipe n’a marqué que cinq buts en six matchs et a été blanchie trois fois au cours du dernier mois.

«On doit mieux faire techniquement et individuellement, a reconnu Rémi Garde. Chaque joueur doit augmenter sa qualité technique. Si chaque joueur perd un ou deux ballons de moins par mi-temps et que vous multipliez par dix, vous allez voir le nombre de ballons qu’on va pouvoir garder.»

«On doit être plus près les uns des autres quand on attaque et développer nos attaques placées. On ne va pas se le cacher, il faut qu’on progresse offensivement. C’est un travail individuel et collectif.»

Une sortie qui était nécessaire

Bush a fait une sortie maîtrisée, mais très critique après le match de mercredi dernier en Nouvelle-Angleterre. Considérant tous les problèmes de transport de l’équipe pour se rendre à Foxboro, le gardien estimait que la ligue aurait dû reporter le match puisque l’Impact n’est finalement arrivé dans la région de Boston que quatre heures avant la rencontre.

Le gardien estime que cette sortie était nécessaire et il s’est assuré qu’elle soit approuvée par l’équipe et l’Association des joueurs.

«Je n’aurais probablement pas pris position de manière aussi tranchée si l’Association des joueurs n’avait pas fait de même avant le match, et je leur ai parlé avant de faire cette sortie. J’ai aussi parlé avec la direction du club pour m’assurer que tout le monde était d’accord.»

Bush soutenait notamment que les joueurs étaient revenus à la maison très tard le mardi après l’annulation du premier vol de l’équipe, et que la ligue avait une fenêtre de trois semaines où aucune équipe ne joue, en juin, pour reporter le match.