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F1

«Un résultat encourageant» pour Stroll

Publié | Mis à jour

Cette neuvième place dimanche acquise à Bakou représente une récompense plutôt inespérée pour Lance Stroll.

«C’est un résultat encourageant compte tenu des problèmes qu’on a connus lors de la première journée», a indiqué le pilote d’entrée de jeu.

Son neuvième rang à Bakou, comme en Australie, lui permet de doubler sa récolte de points depuis le début de la saison.

Le pilote québécois n’a pratiquement pas roulé vendredi aux essais libres après que la première séance eut été annulée à la 15e minute quand la Williams de George Williams a soulevé sur son passage une plaque d’égout.

En après-midi, Stroll a encastré sa Racing Point dans un muret de protection et il n’a pu reprendre la piste avant le lendemain.

«Nous nous sommes bien ressaisis, a-t-il poursuivi, après un début de week-end plutôt misérable. Notre temps de piste a été très limité, mais notre équipe a fait un excellent travail pour réparer les dégâts.»

Un autre bon départ

Parti en 13e position lorsque les feux rouges se sont éteints, le Québécois de 20 ans a doublé deux adversaires avant de boucler le premier tour.

Par la suite, il a su gérer sa course et surtout profiter des occasions devant lui pour se hisser parmi les dix premiers à l’arrivée.

N’eût été la discussion qui a mené Daniel Ricciardo (Renault) et Daniil Kvyat (Toro Rosso) à l’abandon, et la déveine de Pierre Gasly (Red Bull), trahi par la mécanique, Stroll n’aurait probablement pas accumulé deux points. Mais la course automobile est ainsi faite.

«C’est génial de voir nos deux voitures marquer des points, a-t-il renchéri. J’adore ce circuit où toute erreur, si minime soit-elle, peut être très coûteuse.»

Stroll inscrit son troisième top dix en trois participations au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Perez résiste

Brillant en qualification (5e chrono le plus rapide), Sergio Pérez a lui aussi connu un bon départ en se hissant au quatrième rang.

Le Mexicain a su tenir tête à Max Verstappen pendant les cinq premiers tours avant de céder aux pressions du pilote de l’écurie Red Bull.

«Je savais que je n’avais pas le rythme pour le garder derrière moi, a souligné le coéquipier de Stroll. J’ai rapidement compris que je pouvais me battre pour devancer les McLaren.»

Ce qu’il a fait avec brio. Pérez a terminé ses trois dernières courses dans les points et il occupe maintenant la sixième place au championnat des pilotes, à égalité avec Pierre Gasly (Red Bull) et Kimi Räikkönen (Alfa Romeo) avec 13 points.

Ce qu’il faut retenir:

Le pilote du jour

Après avoir réalisé la position de tête la veille, Valtteri Bottas n’a pas été intimé par la menace de Lewis Hamilton qui a tout tenté, en vain, de lui ravir la première place lors du tour initial. Le Finlandais, particulièrement en forme en ce début de saison, a prouvé une nouvelle fois en 2019 qu’il ne voulait plus occuper un rôle de deuxième violon chez Mercedes. Il mérite amplement d’être nommé pilote du jour.

Sebastian la gaffe

Quatre courses en lever de rideau et quatre doublés. Du jamais vu en F1. Les Flèches d’Argent n’ont jamais connu un départ aussi retentissant depuis qu’elles ont entrepris leur domination de la discipline-reine du sport automobile en 2014. Mercedes aura l’occasion d’égaler son record de cinq doublés d’affilée, qu’elle détient avec Ferrari, à l’occasion de la prochaine étape du championnat à Barcelone.

Enfin du spectacle

Daniel Ricciardo mérite amplement d’être le gagnant du prix citron de ce Grand Prix d’Azerbaïdjan. Après avoir raté un virage et entraîné Daniil Kvyat dans son sillage, l’Australien est venu emboutir la monoplace de son rival en enclenchant la... marche arrière. Son geste lui vaut d’ailleurs une pénalité de trois places sur la grille de départ du prochain Grand Prix.

Pathétique chez Williams

Pour plusieurs, c’est le début de la « vraie » saison en F1 avec la présentation du Grand Prix d’Espagne le 12 mai, là où toutes les équipes vont pouvoir exploiter de nouvelles évolutions de leur bolide. Mais sera-t-il suffisant, surtout pour Ferrari, de contenir les ardeurs de Mercedes qui a vu Hamilton dominer les deux dernières éditions ? Rien n’est sûr.