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Séries LNH 2019

La sagesse de Patrice Bergeron

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Sur le simple fondement du classement général de la saison, les Bruins (107 points) ont maintenant le statut d’équipe favorite à partir du deuxième tour des séries. Les éliminations du Lightning de Tampa Bay (128 points) et des Flames de Calgary (107 points) ont ouvert le chemin.

Dans l’Est, les Capitals de Washington (104 points) ont également trébuché d’entrée de jeu. Les Hurricanes de la Caroline ont surpris les champions en titre de la Coupe Stanley en l’emportant en sept matchs. C’était la folie générale au premier tour.

À quelques heures du deuxième match face aux Blue Jackets de Columbus, Patrice Bergeron refusait de croire que les nombreuses éliminations surprises aideront la cause de son équipe.

«Nous jouons contre une équipe qui a battu Tampa en quatre matchs, a rappelé Bergeron. Nous ne pouvons pas regarder trop loin devant nous. Le chemin sera ardu, peu importe qui nous affrontons. C’est cliché d’y aller d’un tel discours, mais c’est la seule façon d’y penser.»

La fameuse parité

Le premier tour des séries de 2019 restera unique. Pour une première fois dans l’histoire moderne de la LNH, les quatre champions de division n’ont pas survécu au tour initial.

Le Lightning, les Capitals, les Flames et les Predators de Nashville ont tous plié bagage.

Il ne s’agissait pas uniquement d’une première dans la LNH, mais aussi pour les quatre sports majeurs en Amérique du Nord, soit le hockey, le baseball, le football et le basketball.

Ce tremblement de terre au premier tour s’explique-t-il par la parité au sein de la LNH ou plus par une anomalie ?

«Nous en rions, mais la parité existe réellement dans la LNH, a souligné Bergeron. Avant, c’était peut-être les trois ou quatre premières équipes qui bougeaient pour obtenir de gros joueurs à la date limite des transactions. Maintenant, il y a plus d’équipes.»

«Les Blue Jackets se battaient pour une place en série et ils ont décidé de parier gros avec des transactions importantes, a-t-il poursuivi. La parité est là pour de vrai, même si nous sommes tannés d’en parler. Ça explique probablement les nombreuses surprises du premier tour.»

La stabilité

Gagnant de la Coupe Stanley en 2011 et finaliste en 2013, Bergeron rêvera de conduire les Bruins à une troisième participation à la grande danse au cours de la même décennie.

À ses deux premières présences, le centre de 33 ans avait Claude Julien comme entraîneur en chef. Depuis le congédiement de Julien au mois de février 2017, Bergeron travaille avec Bruce Cassidy, une autre très bonne tête de hockey.

«Je suis chanceux, a répliqué le Québécois. J’ai profité d’une grande stabilité depuis mes débuts dans la LNH. J’ai travaillé pour une longue durée avec Claude. Maintenant, je suis avec Bruce depuis près de trois ans.»

«Mais il y a aussi une stabilité avec mes coéquipiers. Je joue avec Z (Zdeno Chara), Marchand, Krejci et Rask depuis longtemps. Nous avons grandi ensemble. Pour un joueur, c’est tellement important. Ça te procure un sentiment d’appartenance encore plus grand.»