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Jackson-Hamel, un remplaçant de luxe

Jackson-Hamel, un remplaçant de luxe

Patrice Bernier

Publié 25 avril
Mis à jour 25 avril

L’Impact de Montréal a signé une victoire convaincante de 3-0 sur la route contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, mercredi. 

Cette année, en raison du calendrier condensé, plus de matchs sont disputés le mercredi. Beaucoup d’équipes en profitent pour faire des rotations dans leur formation, ce qui offre l’occasion aux jeunes de se faire valoir.

C’est ce qu’a encore fait Rémi Garde. Comme contre D.C. United il y a deux semaines, le 9 avril, l’entraîneur-chef de l’Impact a titularisé Clément Bayiha, Shamit Shome et Zachary Brault-Guillard. La moyenne d’âge du onze partant est ainsi passée de 29,5 à 25,7 ans.

Sur le terrain, on a vu une équipe agressive et organisée. Les jeunes ont démontré qu’ils peuvent aider le groupe à gagner.

L’un de ceux-là est Anthony Jackson-Hamel. Rentré à la 71e minute, le Québécois a su saisir sa chance en marquant deux buts.

Est-il devenu un remplaçant de luxe pour Maximiliano Urruti, qui n’a toujours pas marqué en huit matchs?

Urruti est clairement l’attaquant numéro un de l’Impact, mais Jackson-Hamel a gagné beaucoup de points auprès de Garde en remplissant à merveille son rôle de remplaçant. 

Sa performance sera-t-elle suffisante pour déloger l’Argentin de la formation partante? On ne le sait pas. Chose certaine, il a prouvé qu’on peut lui faire confiance.

Le LAFC en conquérant

La plupart des équipes de la MLS ont déjà complété le premier quart de la saison.

Après neuf matchs, le LAFC trône en tête du classement général avec 22 points, soit une impressionnante récolte de 2,4 points en moyenne par rencontre.

À l’image de l’Atlanta United FC, la nouvelle franchise est conquérante dès le départ, elle qui n’en est qu’à sa deuxième saison.

L’équipe pourrait même battre le record de points établi par les Red Bulls de New York l’an dernier (71).

Le LAFC présente la meilleure attaque de la ligue avec 25 buts, soit 2,8 en moyenne par match. Du lot, 10 ont été inscrits par Carlos Vela, l’actuel candidat numéro un au titre de joueur par excellence de l’année. Son coéquipier Diego Rossi n’est pas en reste avec six buts.

En fait, huit joueurs différents ont trouvé le fond du filet jusqu’à maintenant : quatre attaquants (Vela, Rossi, Adama Diomande, Christian Ramirez), deux milieux (Mark-Anthony Kaye, Eduard Atuesta) et deux défenseurs (Steven Beitashour, Walker Zimmerman).

L’attaque est bien répartie parmi l’effectif, ce qui démontre que le LAFC ne se fie pas seulement sur un joueur pour connaître du succès.

Le LAFC ne domine pas seulement en attaque, mais aussi en défense. Il n’a accordé que sept buts, pour une moyenne de 0,78 par match.

Ce n’est donc pas un hasard si l’équipe mène le classement général.

Le record de Martinez menacé?

Vela se considère comme le meilleur joueur de toute la MLS. Son entraîneur-chef, Bob Bradley, le traite d’ailleurs comme son Lionel Messi.

Battra-t-il le record de 31 buts établi par Josef Martinez? La saison est encore longue, mais ce n’est pas impossible.

Vela n’est cependant pas le seul facteur qui explique la puissance du LAFC. Sa force en milieu de terrain aussi.

L’équipe compte sur des milieux jeunes et dynamiques comme Kaye (24 ans), Atuesta (21 ans) et Latif Blessing (22 ans).

Lorsqu’on regarde leurs statistiques, on voit leur progression. La saison dernière, Kaye totalisait seulement deux buts et trois passes après 20 matchs. Cette année, il est revenu d’une fracture à une cheville et il a déjà deux buts et cinq passes à sa fiche.

Quant à Atuesta, il n’avait enfilé qu’un but en 25 matchs en 2018. C’est autant que cette année... en neuf rencontres. Et il totalise le double de passes décisives (4), le même nombre que Blessing. 

Ce jeune trio est le cœur et le moteur du LAFC. Ci-dessous, voici un bel exemple du travail exemplaire des milieux qui permet à Vela de marquer.