Crédit : Greg M. Cooper-USA TODAY Sports

Impact

Impact : deux situations qui doivent être corrigées

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FOXBORO - La situation rocambolesque vécue par l’Impact pour tenter de rejoindre Foxboro mardi et mercredi met en relief un problème important dans la MLS.

Ce n’est pas la première fois qu’on le souligne, c’est impensable que les joueurs et le personnel techniques voyagent à bord de vols commerciaux en 2019.

Tout le monde est pour la vertu et on comprend que le but de la convention collective, en limitant les vols nolisés, est de permettre à toutes les formations d’être sur un pied d’égalité, sans égard au budget, mais la façon de faire doit changer.

Certes, ce sont des athlètes professionnels qui doivent être capables de composer avec un match même s’ils sont arrivés moins de cinq heures plus tôt, mais si l’équipe n’avait pas été en mesure d’arriver suffisamment en avance et que le match avait été reporté pour cause de force majeure, la ligue aurait perdu la face.

Négociations

Lors de la prochaine négociation contractuelle, les joueurs doivent faire des vols nolisés l’une de leurs priorités pour leur propre bien et pour celui de la ligue.

On est dans un business d’image après tout et une telle situation paraît très mal, surtout quand la MLS refuse d’étudier la possibilité de remettre la rencontre, comme l’avait demandé l’Impact.

À voir: «Ce match n'aurait jamais dû avoir lieu»

L’Association des joueurs a même commenté la situation sur Twitter, mercredi, en disant se préoccuper de la santé des joueurs parce que de tels problèmes affectent leurs performances.

Les joueurs n’étaient pas dans des conditions optimales pour se préparer au match. Comme l’a dit Rémi Garde, ce sont des formules un, et de tels bolides ont besoin de préparation.

Pathétique

Puisqu’on parle de choses qui doivent changer, c’est devenu pathétique en Nouvelle-Angleterre.

Le Gillette Stadium n’est pas un stade propice à la présentation de matchs de soccer parce qu’il est tout simplement trop grand et qu’il n’y a pas de gazon naturel.

Les foules ne courent pas à Foxboro, un trou perdu qui se trouve à 30 ou 60 minutes de Boston, selon la densité de la circulation. Imaginez un match de semaine.

Mercredi, il devait y avoir environ 1500 spectateurs, peut-être 2000 si on se sent un peu généreux. Imaginez ça dans un stade de plus de 60 000 places. L’ambiance ? Inexistante.

La MLS se doit de forcer la main à Robert Kraft, qui visiblement ne s’occupe pas de son équipe. Le Revolution doit se rapprocher de Boston pour demeurer pertinent.