Séries LNH 2019

L'histoire se répète...

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La bonne vieille devise veut qu'il faille apprendre à marcher avant de courir. Voilà possiblement la leçon que les Maple Leafs devront tirer de cette décevante conclusion.

Pour un deuxième printemps de suite, un troisième depuis 2013, l'équipe torontoise a baissé pavillon dans le septième match du premier tour aux mains des Bruins de Boston, hier.

Cette fois, les expérimentés Bruins ont eu le meilleur au compte de 5 à 1, encore devant leurs bruyants partisans réunis au TD Garden.

Alors qu'on attendait les grosses pointures des Bruins, ce sont plutôt les employés de soutien qui ont propulsé les prochains adversaires des Blue Jackets de Columbus au deuxième tour.

Joakim Nordstrom, Marcus Johansson et Sean Kuraly ont déjoué Frederik Andersen. Charlie Coyle et Patrice Bergeron ont fait scintiller la lumière rouge dans un filet désert.

«On dit que les équipes qui avancent sont celles qui ont de la profondeur et qui misent sur la contribution de tout le monde. Ce soir [hier], ce fut le parfait exemple», a lancé l'attaquant québécois.

«Quand tout le monde met la main à la pâte, ça fait une grosse différence. Quand chaque trio fait le travail, ça donne de la confiance à tout le monde et ça permet de garder le momentum», a-t-il ajouté

Le roi des revirements

Cela dit, Bergeron et ses compagnons de trio ont eu leur mot à dire dans cette victoire. Tout au long du match, ils ont contré l'unité de John Tavares. Oui, le numéro 91 des Leafs a trompé la vigilance de Tuukka Rask. Toutefois, le Québécois et ses acolytes se trouvaient au banc des Bruins.

D'ailleurs, Tavares a été muselé pendant pratiquement toute la série, ne parvenant à toucher la cible qu'à deux occasions.

En ce qui concerne Auston Matthews, on ne pourra pas lui reprocher d'avoir connu une mauvaise série. Après tout, il a marqué cinq buts.

Mardi soir, bien que menaçant à quelques occasions, il était sur la glace pour trois buts des Bruins.

Idem pour Jake Gardiner, que les collègues de Toronto se plaisent à surnommer le roi des revirements. D'ailleurs, en trois matchs numéro 7, le défenseur des Leafs présente un différentiel combiné de -10.

Selon TSN, il s'agit du pire total au cours des 30 dernières années.

«Nous avons commis quelques erreurs et ils n'ont pas raté l'occasion d'en profiter. Nous nous sommes creusés un trou duquel nous n'avons pas été en mesure de sortir», a indiqué Matthews.

Deux occasions ratées

Évidemment, les Bruins sont une proie coriace. Cependant, les Leafs n'ont qu'eux à blâmer pour cette sortie au premier tour. Dimanche, ils auraient pu profiter de l'avantage de leur domicile pour éliminer leurs rivaux. Ils ont plutôt donné l'élan nécessaire pour que la troupe de Bruce Cassidy puisse renverser la situation.

Sans compter que les Bruins ont présenté le deuxième dossier le plus reluisant à domicile au cours de la dernière campagne.

D'ailleurs, dans le vestiaire des visiteurs, les joueurs étaient d'avis qu'ils avaient raté deux excellentes occasions de faire mal aux

Bruins au cours de cette longue confrontation.

«Nous détenions l'avance dans cette série et nous n'avons jamais été en mesure de les pousser dans une situation précaire. À la maison, nous aurions pu prendre les devants 3 à 1, et lors du dernier match, nous aurions pu mettre fin à la série, a analysé Tavares. Nous avions encore une belle occasion ce soir [hier]. C'est décevant de constater que nous n'avons pas été en mesure d'en profiter.»

Si cela peut consoler Matthews, Tavares et leurs coéquipiers,

Bergeron a perdu ses trois premiers matchs ultimes avant de finalement renverser la vapeur. C'est ce qui s'appelle le processus d'apprentissage.