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Michel Bergeron a failli diriger le CH

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Michel Bergeron est toujours fébrile lorsque les séries éliminatoires mettent aux prises deux équipes dans un match no 7.

Voyez son passage à «JiC», à TVA Sports, dans la vidéo, ci-dessus.

Le «Tigre» a lui-même dirigé les Nordiques de Québec dans pas moins de huit parties ultimes, ce qui fait surgir plusieurs souvenirs chez l’ex-entraîneur-chef.

D’ailleurs, lors de ses sept premières saisons à la barre du Fleurdelysé, la concession a atteint les séries chaque année. Des 13 séries auxquelles il a participé, quatre d’entre elles étaient contre leurs ennemis jurés.

«Les quatre séries que j’ai dirigées contre les Canadiens de Montréal, c’était comme une finale de la Coupe Stanley», s’est remémoré «Bergie» sur le plateau de «JiC», à TVA Sports.

Sous la tutelle de Michel Bergeron, les Nordiques avaient battu le Tricolore en sept matchs au deuxième tour des éliminatoires de 1985, dans la finale de la défunte section Adams. Un but de Peter Stastny durant l’ultime confrontation a permis à Québec d’avancer au tour suivant.

«SI je me souviens bien, j’avais des joueurs blessés. Le moment-clé, c’est la mise au jeu que Peter a gagnée devant Guy Carbonneau», s’est-il souvenu.

«Guy m’en parle encore. Il avait passé la nuit dans la chambre des soigneurs à pleurer parce qu’il n’avait pas couvert son homme.»

Il a failli diriger le CH

Après le congédiement de Pat Burns en 1992, le directeur général des Canadiens, Serge Savard, a rencontré «Bergie». L’ex-pilote des Nordiques était l'un des candidats.

L’instructeur en chef qu’il avait affronté dans la série de 1985 aussi : Jacques Lemaire. Les deux hommes se sont croisés dans les coulisses du Forum entre leurs entrevues.

«Après avoir rencontré Serge, j’avais le sentiment que j’avais le poste. Puis lorsque j’ai quitté son bureau, Jacques Lemaire est arrivé à la même porte.

«Je lui ai dit "Jacques, si j’ai l’emploi, je t’embauche comme adjoint". Il m’a dit "je le savais! C’est ça que j’ai dit à ma femme ce matin!"»

Finalement, la candidature de Michel Bergeron n’a pas été retenue en raison d’antécédents cardiaques. Celle de Lemaire non plus, car Savard a recruté Jacques Demers.

Auriez-vous imaginé l’ex-entraîneur vedette des Nordiques derrière le banc des Canadiens?

Une rivalité incomparable

Aux yeux de Michel Bergeron, et de beaucoup d’amateurs qui l’ont vécu, jamais une rivalité ne sera aussi intense que celle entre Québec et Montréal.

Il dit en avoir eu la confirmation lorsqu’il a changé de marché, en 1987-1988.

«Quand je dirigeais les Rangers de New York, je cherchais la rivalité. Les gens me disaient que c’était avec les Islanders ou les Devils du New Jersey. Non, la plus grande était avec les Flyers de Philadelphie.»

«J’en ai parlé avec Alain Vigneault (après son embauche). Mais ce n’est rien comme Québec-Montréal. C’était au-delà du sport.»