Mathieu Betts

Photo : Mathieu Betts Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Football universitaire RSEQ

Mathieu Betts est prêt pour le grand jour

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Pour la première fois depuis de nombreuses années, le grand fervent de la NFL qu’est Mathieu Betts observera le repêchage de la NFL d’un œil différent. À quelques jours de l’événement qui risque de changer sa vie, l’ailier défensif du Rouge et Or tente de rester bien sur terre malgré l’ampleur du moment.

«Je suis la NFL depuis que je suis tout petit. Chaque année, j’observe le repêchage de près. Ça me fait drôle d’en être rendu à me dire que j’aurai peut-être la chance de tomber là-dedans, que ce soit avec une équipe qui me repêche ou qui me fait signer un contrat comme agent libre. Je vais suivre ça encore comme un partisan, mais de manière plus stratégique un peu!» a confié Betts dans une entrevue avec «Le Journal de Québec».

S’il s’exprime ainsi, c’est que le produit de l’Université Laval sait fort bien que les chances qu’il fasse partie de l’une des 32 équipes au terme de l’exercice sont élevées.

Après la ronde initiale présentée jeudi soir à Nashville, les rondes 2 et 3 se mettront en branle vendredi soir. C’est samedi que Betts risque de connaître enfin le sort qui l’attend. Soit il trouvera preneur lors des rondes 4 à 7, soit une équipe l’embauchera comme agent libre, à l’image de son ex-coéquipier Antony Auclair, avec les Buccaneers de Tampa Bay, en 2017.

«J’ai hâte, surtout de voir où je vais aboutir. Ça va marquer du même coup la fin de la saison morte et je suis impatient que les camps commencent pour me remettre à jouer au football et voir les nouveaux défis qui m’attendent. C’est la consécration de toute la préparation en saison morte, mais ce n’est pas le terminus, loin de là. Après, c’est la vraie saison qui commence», a-t-il noté.

Qu’il soit repêché ou non, ce ne sera pour lui que le début d’une épopée qu’il souhaite la plus longue possible.

«C’est sûr que le repêchage, c’est le fun, mais c’est bien aussi d’avoir l’occasion de prendre une décision. La seule chose que tu espères comme joueur, c’est que l’équipe qui t’embauche ait un bon plan pour toi. Tu veux tomber quelque part où tu te sens apprécié et où tu peux évoluer», a-t-il indiqué.

De l’intérêt

De son propre aveu, Betts laisse entendre qu’au moins une dizaine d’équipes lui ont fait sentir un réel intérêt. Du lot, certaines semblent évidemment plus entichées de lui que d’autres.

«Je le vois juste par leur façon d’interagir avec moi et les nouvelles qu’elles me donnent. Il reste qu’il n’y a rien de coulé dans le béton. Un repêchage, ça peut aller de tout bord tout côté. Autant c’est excitant, autant ça peut être stressant. À partir de maintenant, c’est hors de mon contrôle. C’est un privilège que je vis et je peux juste essayer de m’amuser à travers ça.»

«Je sens qu’il y a quatre ou cinq équipes qui ont un intérêt vraiment plus franc. Sauf que certaines équipes peuvent encore cacher leur jeu», a-t-il spécifié.

Une grosse cuvée

Parmi les analystes affectés à la couverture du repêchage, le constat est unanime. La cuvée 2019 à la position de Betts montre une profondeur rare et du talent à revendre. Voilà un facteur qui n’empêche pas de dormir celui qui figure parmi ceux ayant été sélectionnés à titre d’athlète universitaire par excellence au pays.

«C’est la NFL et il y a toujours des bons joueurs partout. C’est la réalité avec laquelle je vais devoir vivre pour prouver que j’appartiens à cette trempe de joueurs là. Je ne vois pas ça négativement.»

Si les prochains jours ne devaient toutefois pas s’avérer concluants avec les équipes de la NFL, Betts est aussi classé meilleur espoir de la Ligue canadienne.