Impact

Jackson et Shome saisissent leur chance

Publié | Mis à jour

Tout jouait contre l’Impact, mais c’était sans compter sur la force de caractère de cette équipe qui est allée chercher une victoire de 3 à 0 sur le Revolution de la Nouvelle-Angleterre devant environ 2000 spectateurs malgré une foule annoncée de 9442 personnes au Gillette Stadium, mercredi soir.

Sans Ignacio Piatti, Saphir Taïder et Harry Novillo, tous restés à Montréal, et après être arrivés à Foxboro moins de cinq heures avant le match en raison d’un vol annulé mardi et d’un retard pour le vol nolisé d’urgence hier matin, les joueurs de l’Impact ont joué un match étonnant.

À LIRE AUSSI: «Ça fait du bien!» - Jackson-Hamel 

À LIRE AUSSI: «Ce match n'aurait jamais dû avoir lieu»

À LIRE AUSSI: L'Impact est-il pris au sérieux?

Et statistique intéressante, c’est la première fois que l’Impact gagne un match à l’étranger alors que Piatti n’est pas de la formation depuis que l’Argentin est arrivé, en 2014.

Shamit Shome a marqué son premier but en carrière à la 79e minute quand Daniel Lovitz a décoché un coup franc que Cody Cropper aurait dû arrêter facilement, mais avec lequel il a jonglé.

Anthony Jackson-Hamel a par la suite inscrit un doublé (85e, 90+3), ses premiers buts depuis le 5 mai 2018... aussi contre le Revolution. Evan Bush a signé son quatrième blanchissage de la saison.

«Je suis content pour Jackson parce qu’il a une nouvelle attitude et je sais qu’il peut être dangereux pour des défenses usées quand il entre en fin de match pour finir le travail très bien entamé par Maxi [Urruti]», a souligné Rémi Garde.

«Je suis surtout content pour les joueurs parce que les conditions n’ont pas été faciles et qu’ils ont su répondre en ne se servant des problèmes comme excuse», a ajouté Garde.

Cropper s’impose

Dès le début de la rencontre, l’Impact a pris les choses en mains et a dicté l’allure de la rencontre face à un Revolution désorganisé et pas particulièrement intéressé à jouer.

À preuve, après la première demie, le Bleu-blanc-noir avait tiré dix fois et cadré la moitié de ses tirs alors que les Revs n’avaient pas encore testé Evan Bush une seule fois.

«On leur a donné de la difficulté parce qu’on a été agressif sur le porteur du ballon», a résumé Rémi Garde.

Avant sa gaffe de fin de match, Cropper a été solide sur une bonne frappe de loin de la part de Zachary Brault-Guillard puis a vu Micheal Azira lui envoyer le retour dans la poitrine et sur un excellent coup franc de Maximiliano Urruti.

Orji Okwonkwo a aussi frappé la barre transversale au cours de la première demie. D’ailleurs, celui-ci évoluait dans le couloir gauche et a été très remuant pendant qu’Urruti mettait les bouchées doubles pour animer l’attaque.

Dans le couloir droit, Clément Bayiha a une fois de plus démontré qu’il était non seulement doué, mais aussi intelligent avec le ballon.

Des embûches

L’Impact a fait face à de nombreuses embûches avant ce match digne d’un vieux film avec John Candy.

L’équipe devait quitter Montréal mardi soir, mais après un délai de cinq heures, le vol a été annulé parce que l’aéroport international Logan de Boston était fermé au trafic aérien.

Tout le monde s’est rabattu sur un vol nolisé qui devait partir hier matin, mais qui a finalement décollé en début d’après-midi en raison de la bureaucratie associée à un vol international.

Il fallait notamment obtenir l’autorisation des autorités américaines et trouver un aéroport pouvant accueillir le vol et c’est celui de Bedford, au nord-ouest de Boston, qui a été l’élu.

Tout ça pour dire que l’équipe est arrivée à l’hôtel vers 15 h, soit 4 h 30 avant le coup d’envoi. L’équipe a bien demandé un report du match, mais la ligue a refusé puisque ce n’était pas une situation exceptionnelle.

Et tout ça parce que la convention collective de la MLS limite le nombre de vols nolisés que les équipes peuvent prendre pour éviter de favoriser les clubs dotés d’un plus gros budget.

L’Impact va jouer son prochain match dimanche en recevant la visite du Fire de Chicago.