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Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Marc-André Barriault : prêt à prendre le flambeau

Publié | Mis à jour

Marc-André Barriault n’a pas la prétention d’être le prochain Georges St-Pierre. Toutefois, il sait une chose : en prenant sa retraite, «GSP» a tendu le flambeau à quiconque voudra suivre ses traces au Québec et Barriault se dit prêt à le tenir bien haut.

Champion incontesté dans l’organisation TKO, le combattant de Québec fera ses débuts dans l’UFC le 4 mai prochain dans le cadre du UFC Fight Night 150 au centre Canadian Tire d’Ottawa.

Il sera pour l’occasion confronté à Andrew Sanchez, qui montre un dossier de trois victoires et deux revers depuis son arrivée à l’UFC, mais une fiche de 10-4 en carrière. De son côté, Barriault présente un dossier de 11-1 en arts martiaux mixtes.

Une place à prendre

Malgré tout le succès qu’il a connu auparavant, ce sera tout à recommencer pour Barriault. Pas de doute toutefois que l’UFC voit quelque chose en lui puisque l’organisation a placé son combat sur la carte principale à Ottawa, aussi en raison du fait qu’il aura lieu non loin de sa ville natale de Gatineau.

Pour Barriault, il s’agira d’une occasion en or de se faire un nom.

«La place est libre. C’est ironique, mais quand Georges [St-Pierre] a annoncé sa retraite, on annonçait mon combat. C’est comme s’il y avait eu un passage de flambeau. Georges St-Pierre, ce sont de grands souliers à chausser, donc je ne me mets pas trop de pression. Par contre, je veux tracer mon propre chemin. Au Canada, le champ est libre et j’arrive dans le meilleur timing. Cette place, elle est à moi. Je n’ai jamais fait ce sport pour l’argent, mais je sais ce qui me revient. Mon but est d’en vivre.»

Une date importante

Le 4 mai restera toujours une date marquante dans la vie de Marc-André Barriault. À cette date, l’an dernier, il défendait non seulement avec succès son titre de champion TKO face à Brendan Kornberger au Centre Vidéotron, mais il en profitait aussi pour faire la grande demande à sa compagne Jade Masson-Wong.

Un an plus tard, il fera ses débuts dans l’UFC dans ce qui pourrait bien être le début de sa nouvelle vie.

Barriault a signé un contrat de quatre combats avec l’organisation gérée par Dana White et les deux premiers duels seront cruciaux pour la suite des choses. De bonnes prestations lui permettraient par la suite d’obtenir des combats sur des cartes importantes.

Confiant en ses moyens, Barriault estime qu’il a ce qu’il faut pour réussir en UFC. Déjà, il se tient au courant de qui forme la catégorie des 185 lb.

«Je le faisais même avant. Parfois, je regarde certains gars et je me dis que j’ai ma place avec eux. Je ne dis pas que je regarde le top-5 en me disant que je peux les battre. Par contre, quand je regarde le top-10 ou le top-15, je me dis que, câline, c’est quelque chose d’accessible dans la prochaine année.»

Un athlète qui carbure aux combats

Quand il a annoncé sa retraite, Georges St-Pierre a fait une révélation plutôt surprenante en affirmant que les pires journées de sa carrière avaient été celles lors desquelles il devait se battre. Pour Marc-André Barriault, c’est tout le contraire.

Ce dernier a d’ailleurs esquissé un sourire, lorsque questionné à ce sujet.

«Contrairement à Georges, je ne suis pas toujours le meilleur dans le gym. Par contre, lors des jours de combat, j’ai déjà stressé mes entraîneurs tellement j’étais détendu. Je suis un performeur. Quand les lumières s’allument, c’est là que sort la bête féroce en moi. L’octogone, c’est mon environnement. Je n’ai pas toujours de bonnes journées à l’entraînement, mais c’est rare que j’aie de mauvaises journées au boulot», lance-t-il.

À Ottawa, quand les lumières s’allumeront, Barriault devra toutefois éviter le piège de vouloir trop en faire dans le but d’impressionner l’UFC et ses partisans dans les gradins.

«Je veux me battre à la hauteur de mon talent. Je ne suis pas le meilleur technicien, mais j’ai beaucoup d’instinct. Toutes les fois où j’ai voulu aller chercher le gros coup, il n’est jamais venu. Ça m’a toujours nui. Quand je me suis fait confiance et que je me suis laissé aller, c’est là que j’ai connu du succès, et c’est ce que je compte faire à Ottawa.»

Repos

Parlant d’entraînement, Barriault y est plongé depuis quelques semaines déjà. S’il continue de travailler avec ses entraîneurs Dany Laflamme et François Duguay, il a ajouté l’expertise du préparateur physique Pier-Luc Demers à son entourage pour ce camp d’entraînement.

Mais surtout, il a ajouté des journées de repos et de récupération à son calendrier, ce qui ne faisait pas nécessairement partie de ses habitudes.

«Dans la dernière année avec TKO, j’ai fait quatre combats. Ça m’a permis d’avancer vite, mais je ne voulais pas continuer sur cette cadence parce que j’aurais frappé un mur. Avant, quand je n’allais pas au gym, je me disais que mon adversaire était sûrement en train de s’entraîner et qu’il en faisait plus que moi. Ça devenait mental. Maintenant, j’écoute mon corps et ça fait du bien.»