Remparts vs Halifax

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

LHJMQ

D'amis à ennemis l’instant d’une série

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DRUMMONDVILLE - Ce n’est pas un secret pour personne, Maxime Comtois et Antoine Morand sont des complices de longue date. Pour une deuxième année de suite, les deux espoirs des Ducks d’Anaheim croiseront le fer en demi-finale de la LHJMQ, à l’occasion de la confrontation opposant les Mooseheads de Halifax aux Voltigeurs de Drummondville. Et Comtois a soif de vengeance.

Le gros attaquant des Voltigeurs a encore en mémoire le balayage dont les Tigres de Victoriaville et lui ont été victimes par Morand et le Titan d’Acadie-Bathurst au printemps passé dans le carré d’as. L’équipe du Nouveau-Brunswick a ensuite soulevé la coupe du Président et la coupe Memorial.

«On s’est textés il y a deux jours et maintenant, c’est un peu mort. On se concentre sur nos séries. On va se voir sur la glace. C’est pas mal ça qui se passe. Cela dit, ç’a fait mal de se faire éliminer en quatre. On est avec deux équipes différentes et ça va être un autre chapitre, en espérant que ce soit de mon bord cette fois-ci», a raconté Comtois à la veille du lancement de cette série au meilleur de sept rencontres sur la glace du Centre Marcel-Dionne.

Pas la grosse affaire

Morand a préféré détourner l’attention sur les deux équipes en lice plutôt que de s’étendre sur la rivalité entre lui et son ami, qui a amorcé la présente campagne dans la LNH, inscrivant sept points en dix matchs avant de se blesser à l’épaule. Aucun souper n’est d’ailleurs à l’enjeu.

«Nous, on ne pense pas vraiment à ça, on pense plus à notre équipe. C’est Halifax contre Drummond, pas Comtois contre Morand. Oui, c’est une chose, ça fait couler de l’encre et les gens aiment ça en parler. Mais au bout du compte, on joue pour notre équipe. On s’est souhaité bonne chance, pis c’est silence radio. On se reparlera à la fin», a juré le capitaine des Mooseheads.

N’empêche que la victoire de l’une des deux équipes signifiera selon toute vraisemblance la fin du stage junior pour l’un des deux amigos qui ont porté le même uniforme dans le midget AAA à Châteauguay.

Dans le cas de Morand, il est assuré de prolonger sa saison au tournoi de la Coupe Memorial où les Mooseheads agiront comme hôtes.

«On a deux bonnes équipes, lui il va avoir la chance d’aller à la Coupe Memorial. C’est le fun d’avoir cette expérience-là avant de monter au prochain niveau. Probablement que plus tard, on va en rire, mais présentement, on ne veut pas que ce soit nous [qui soyons éliminés]», a lâché Comtois.

Longue série

La plupart des observateurs de la scène du hockey junior s’entendent pour dire que cette série s’étirera jusqu’à la limite.

C’est à se demander s’il y a un club favori, alors que seulement cinq points ont séparé les deux clubs pendant le calendrier régulier.

«Ce n’est pas à moi de décider de cela. On veut contrôler les choses qu’on contrôle [...] Je regarde les deux équipes et ce sont deux équipes semblables avec de la profondeur à toutes les positions. Je m’attends à une série qui va se jouer sur les petits détails chaque soir», a répondu l’entraîneur-chef des Voltigeurs, Steve Hartley.

Une relation de longue date entre Veilleux et les Hartley

La relation unique entre Éric Veilleux et la famille Hartley a éveillé une anecdote dans la tête du pilote des Mooseheads concernant son vis-à-vis de 33 ans, Steve Hartley, jeudi après-midi.

Veilleux a été dirigé pendant neuf saisons par Bob Hartley, le père de Steve : de Hawkesbury dans le junior A, à Cornwall et Hershey dans la Ligue américaine, en passant par Laval dans la LHJMQ. Il avait 17 ans quand il a fait ses premiers pas sous les ordres du paternel, alors que le jeune Steve avait à peine quatre ans.

«Il se chamaillait avec son pensionnaire parce qu’il voulait avoir la télécommande de la télévision pour écouter ses cartoons. Et moi, je trouvais ça drôle, oh oui! On s’est moins parlé cette année, mais on s’est parlé un petit peu», a dévoilé l’ancien hockeyeur arborant une barbe grisonnante.

Bien des années plus tard, Veilleux, alors instructeur à Hawkesbury, a retrouvé le fils de son ancien pilote dans des circonstances différentes, en l’obtenant dans une transaction. Steve devenait son gardien de but, et déjà, il était possible de percevoir son intérêt à occuper un jour la chaise de l’entraîneur.

«C’était un de mes 20 ans. Il allait à l’école par correspondance, je pense, et il restait avec moi. Dans le junior A, tu n’as pas beaucoup d’aide. Tu as un assistant coach qui vient aux pratiques et c’est tout. J’étais coach, gérant, je m’occupais des commanditaires, bref, de tout. Steve était assis dans le bureau le matin, on regardait les matchs et on faisait du vidéo. Tu savais qu’à cet âge, il voyait la game. Il n’y a aucun doute, c’est un bon coach», a souligné l’homme de hockey de 47 ans.

Morrone devant le filet

Par ailleurs, Anthony Morrone poursuivra son œuvre devant la cage des Voltigeurs, ce soir, et ce, même si Olivier Rodrigue, qui n’a pas vu d’action depuis le 6 mars dernier en raison d’une blessure à l’aine, a repris l’entraînement sur une base régulière.

«Je m’attends à ce que les deux soient disponibles dès demain soir [vendredi soir]. On va commencer avec Anthony. Pour moi, les statistiques (10 PJ – ,898) ne démontrent pas ce qu’il a fait pour nous en séries. Il a été excellent au bon moment», a spécifié Hartley.