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Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

LHJMQ

«Une main sur la coupe Memorial»

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Alexis Lafrenière ou Peter Abbandonato ? Le prodige ou le vétéran ? Après s’être talonnés tout au long du calendrier régulier pour le championnat des marqueurs de la LHJMQ, les deux joueurs remettent ça depuis le début des séries et composeront un nouveau chapitre de leur lutte en s’affrontant en demi-finale à partir de vendredi soir alors que l’Océanic de Rimouski rendra visite aux Huskies de Rouyn-Noranda.

Si cette confrontation de troisième tour va bien au-delà des deux patineurs, il n’en demeure pas moins que les projecteurs seront braqués sur eux, peu importe l’allure que prendra la série pour leur formation respective.

Lafrenière compte sept buts, 11 aides et 18 points en neuf sorties éliminatoires tandis que Abbandonato mène le circuit Courteau avec ses quatre filets et 17 mentions d’aide, pour 21 points. En saison, l’attaquant rouynorandien a fini au sommet en vertu d’une récolte de 111 points en 68 rencontres avant d’être coiffé au Gala des rondelles d’or par l’adolescent pour l’obtention du prix le plus convoité.

«Ils ont le meilleur joueur de la ligue en Lafrenière», a concédé le pilote des Huskies, Mario Pouliot, au sujet du lauréat du trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus efficace.

«Quand tu regardes tous les facteurs, soit son âge, sa participation au Championnat du monde junior et [le fait que] les réflecteurs soient sur Lafrenière, c’est un gars qu’il faut avoir à l’œil. C’est un de leurs meilleurs éléments avec [Jimmy] Huntington, [Olivier] Garneau, [Charle-Edouard] D’Astous, et ils sont solides dans le filet.»

Mis au parfum des propos de son vis-à-vis, Serge Beausoleil y est allé de fait dans sa réplique.

«Alexis, c’est l’un des très bons joueurs, sauf qu’aux dernières nouvelles, Abbandonato est le premier marqueur. Je ne nie pas le talent d’Alexis, au contraire, mais en même temps, je veux nuancer. Abbandonato a été le meilleur marqueur de la saison et c’est encore le cas en séries. Tout le monde voudrait avoir Alexis, mais je ne pense pas que Mario n’habillera pas Abbandonato au premier match !», a répondu le grand patron des opérations hockey de l’Océanic.

«Une main sur la coupe Memorial»

L’Océanic amorcera la ronde demi-finale en ne s’étant incliné qu’à une reprise depuis l’ouverture du bal printanier, la meilleure fiche des quatre clubs en lice dans le carré d’as.

Après s’être débarrassée des Saguenéens de Chicoutimi et des Screaming Eagles en quatre et cinq matchs, la troupe du Bas-Saint-Laurent fera face à son plus gros défi contre la meilleure équipe au pays en saison régulière. Même si Rouyn-Noranda a balayé les quatre affrontements de la campagne, ça n’empêche pas Beausoleil de croire aux chances de ses troupiers.

«On a joué contre Chicoutimi qui nous avait battus quatre fois sur six. Les gars ont trouvé des solutions. On n’avait pas gagné contre Cap-Breton et on a trouvé aussi des solutions. C’est à nous d’en trouver.»

«Ils [les Huskies] ont une obligation de résultats, c’est assez évident. Ils ont déjà une main sur la coupe Memorial. Il s’agit pour eux d’ajouter la deuxième ! Ils y vont all-in. Nous, on est contents où on est et on veut performer, mais on n’est pas à la même place», a soutenu Beausoleil.

Les Huskies ont appris

Favoris pour soulever la coupe du Président à la suite d’une saison de rêve de 59 victoires et 119 points, les Huskies ont tiré des leçons de leurs épisodes inattendus contre les Cataractes de Shawinigan en première ronde, selon l’entraîneur Mario Pouliot.

Malgré 86 points d’écart entre les deux clubs, les Huskies ont été surpris deux fois plutôt qu’une par les Cataractes avant de sceller l’issue de la série en six rencontres. Puis, en deuxième ronde, ils ont réussi un coup de balai aux dépens des Tigres de Victoriaville. «Où ça nous a servis le plus, c’est au niveau de notre plan de match mental. Les X et les O, c’est une chose, mais mentalement, ça nous a permis de nous repositionner et comment il est important de rester en contrôle de nos émotions. Au début, on a peut-être été dérangés par certains facteurs extérieurs qu’on ne contrôlait pas. À partir du cinquième match, on a pris notre erre d’aller», a analysé celui qui porte aussi le chapeau de directeur général.

Attaques à cinq dévastatrices

Pouliot et ses hommes sont conscients que la tâche s’annonce plus ardue face à ceux de Serge Beausoleil, et ce, malgré leurs succès saisonniers à leurs dépens.

«Leur attaque à cinq est redoutable. On sait que ce sera la meilleure opposition qu’on va affronter dans les séries. On ne changera pas notre recette. On va se concentrer sur les Huskies et exploiter nos forces», a-t-il exprimé.

Si Pouliot a vanté le jeu de puissance de ses adversaires (26,3 %), celui des Huskies roule à plein régime en ce printemps avec une ronflante efficacité à 41,3 %.

«Le meilleur avantage numérique est celui que tu n’as pas à écouler. Il faut jouer nos forces et se tenir le plus loin possible des bancs de pénalité», a prévenu le mentor de l’Océanic.

Devant le filet, tant chez les Huskies que chez l’Océanic, Samuel Harvey (10 PJ–,934) et Colten Ellis (9 PJ–,930) auront aussi leur mot à dire.