SPO-WEEK-END RALLYCROSS DU GRAND PRIX DE TROIS-RIVIÈRES

Crédit : ANDREANNE LEMIRE / AGENCE QMI

F1

«C’est normal que Gilles soit génial» - Jacques Villeneuve

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Si Lewis Hamilton a remporté dimanche le 1000e Grand Prix de l’histoire, Jacques Villeneuve peut, lui, se vanter d’avoir accédé à la plus haute marche du podium lors de la 600e course de F1.

«Je ne m’en souvenais pas avant qu’un journaliste m’en parle la semaine dernière, a raconté le principal intéressé au Journal de Montréal. Plus j’y pense, plus je me souviens de cette épreuve disputée en Argentine.» Cette course a été présentée le 13 avril 1997, l’année où il a été couronné champion du monde.

«Mon premier souvenir, c’est que je me suis présenté au circuit de Buenos Aires en très piteux état. J’ai attrapé la tourista avant de m’y présenter.»

Après le Grand Prix du Brésil, disputé deux semaines plus tôt, Villeneuve et un autre pilote, Mika Salo, se sont rendus dans la région de Bahia, dans le nord du pays, pour s’y reposer quelques jours.

«J’ai dû manger ou boire quelque chose qui n’a pas passé, a-t-il indiqué. Je me réveillais toutes les demi-heures pour aller me... vider. C’était insoutenable.»

Gilles dans le top 10

Si Jacques a connu des débuts fracassants en F1 [en Australie, le 10 mars 1996] – une course qu’il aurait dû gagner, mais qu’il a perdue en raison d’une fuite d’huile qui l’a forcé à laisser les commandes de l’épreuve à son coéquipier Damon Hill, à cinq tours de l’arrivée –, son père Gilles, arrivé 18 ans plus tôt, est toujours reconnu comme une figure légendaire de la spécialité.

Nombreux journalistes qui suivent la F1 depuis les 40 dernières années n’hésitent pas à identifier le «petit prince de Berthierville» comme l’un des dix pilotes les plus marquants de l’histoire.

«C’est une fierté pour moi, a commenté le fiston, mais quand tu grandis avec lui, tu ne t’en rends pas compte. Ton père, c’est ton héros. C’est normal que Gilles soit génial.»

«Comme moi, je souhaite être le héros de mes quatre fils. Du moins, je l’espère.» Jacques a une bonne idée de la raison pour laquelle son père a été tant adulé par les amateurs de F1 et les intervenants du milieu.

«Parce qu’il avait une personnalité, répond-il. Il se donnait et il était droit. Il sortait de l’habitude européenne.»

«Aussi, il a été adoré par Enzo Ferrari.» Cette victoire en Argentine permettait à Jacques d’égaler le total de victoires [6] de Gilles en F1.

«Je n’ai jamais cherché à le surpasser», conclut Jacques.

Jacques, dont la carrière en F1 s’est terminée au GP d’Allemagne en août 2006, a conclu son parcours avec 11 gains.

Si Gilles n’avait pas perdu la vie le 8 mai 1982 à Zolder, en Belgique, il aurait été probablement titré la même année.

Dans l’histoire de la F1, à peine deux combinaisons père/fils ont remporté des championnats du monde, soit Graham et Damon Hill, ainsi que Keke et Nico Rosberg.