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Crédit : AFP

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Tampa réussit aux Québécois plus qu'ailleurs

Publié | Mis à jour

TAMPA - Ce ne sont pas les clients qui manquent dans le vestiaire du Lightning lorsqu’on cherche du contenu francophone à offrir à nos lecteurs. Peu importe dans quel coin on pose le regard, il s’en trouve toujours un assis devant son casier.

Avec six représentants, le Lightning compte le plus gros contingent de joueurs issus de la Belle Province. À Cédric Paquette et Alex Killorn, les vétérans du groupe, se sont joints Yanni Gourde, Louis Domingue, Mathieu Joseph et le réserviste Danick Martel.

«En plus des joueurs, on a le directeur général (Julien Brisebois), l’entraîneur des gardiens (Franz Jean) et le préparateur physique (Mark Lambert) qui sont des Québécois. Disons qu’on parle français souvent», a souligné Paquette, rencontré à quelques heures du deuxième match de la série qui oppose le Lightning aux Blue Jackets.

Cette saison, quatre des 30 hockeyeurs québécois ayant disputé au moins 42 rencontres et un des cinq gardiens détenant un poste régulier dans le circuit Bettman portaient les couleurs du Lightning.

Oreille attentive

Et chacun d’eux a eu son mot à dire dans cette saison exceptionnelle. Pourquoi les Québécois connaissent-ils autant de succès sous le chaud soleil floridien ?

«Probablement, parce qu’ici, on nous donne autant de chances qu’aux autres. Peut-être qu’en ayant Julien comme directeur général, les Québécois obtiennent un préjugé favorable, mais on saisit cette chance et on fait la preuve que les francophones, on est capable de tenir notre bout», a soutenu Paquette, en entrevue au Journal de Montréal.

Paquette a sans doute une partie de la réponse. Membre de la direction du Lightning depuis la campagne 2010-2011, Brisebois, qui a d’abord occupé le poste de directeur général adjoint, n’est sans doute pas étranger à la venue de tous ses hockeyeurs québécois.

Ce qu’il y a également de particulier, c’est que plusieurs de ceux qui sont passés par le Lightning au fil des ans étaient des choix tardifs ou des athlètes ayant tout simplement été ignorés au repêchage.

Dépisteur au Québec pour le compte du Lightning, Michel Boucher doit trouver une oreille beaucoup plus attentive qu’à l’époque où il occupait cette fonction, à temps partiel faut-il le rappeler, avec le Canadien.

Fausse impression

En ajoutant Nikita Kucherov (Rouyn-Noranda), Ondrej Palat (Drummondville) et Adam Erne (Québec), ce sont neuf joueurs qui ont été formés par la LHJMQ. Ceux qui prétendent que les succès des joueurs offensifs dans le circuit Courteau sont attribuables à un niveau de jeu plus faible peuvent donc aller se rhabiller.

«On est la preuve que c’est faux. Il y a plusieurs joueurs dans ce vestiaire qui étaient offensifs dans le junior majeur et qui fonctionnent encore bien au niveau professionnel, a soutenu Gourde. D’ailleurs, regardez (Alexandre) Barré-Boulet dans notre club-école, à Syracuse. C’est sa première année chez les professionnels et il connaît une excellente saison. Il est encore aussi dominant.»

Produit de l’Armada de Blainville-Boisbriand, Barré-Boulet a récemment été élu au sein de l’équipe d’étoiles des recrues de la Ligue américaine de hockey. Il a marqué 33 buts et récolté 31 passes pour 64 points en 71 rencontres.