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Michel Bergeron : pourquoi le CH n'a-t-il pas imité les Blue Jackets?

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La confrontation de premier tour entre le Lightning de Tampa Bay et les Blue Jackets de Columbus est intrigante. D’un côté, la meilleure équipe du circuit et de l’autre, celle qui a joué sa chemise à la date limite des transactions.

Et voilà que Columbus et ses jeunes nouveaux venus rentrent à la maison avec une avance déconcertante de 2-0. Pour Michel Bergeron, les Canadiens de Montréal auraient dû être plus agressifs dans les pourparlers de transactions en vue des séries, puisqu’ils seraient présentement à la place de Columbus.

«(À Montréal) on nous casse les oreilles en nous disant que tout peut arriver en séries. On a Carey Price... pourquoi on n’a rien fait?», soulève l’ex-instructeur des Nordiques de Québec.

«Pourquoi n’a-t-on pas été chercher un Charlie Coyle ou un Mats Zuccarello? Un vétéran qui aurait pu marquer deux ou trois buts dans les derniers matchs de la saison?»

Si les «Jackets» parviennent à maîtriser les «Bolts» au Nationwide Arena, la formation la plus dangereuse du tournoi sera exclue des deux derniers tours avant la prestigieuse finale.

«La meilleure équipe des 25 dernières années sera peut-être éliminée. La série n’est pas terminée, évidemment, mais Columbus joue du hockey inspiré et vendredi, Tampa Bay ne faisait pas le poids contre une équipe s’étant qualifiée dans les deux derniers jours de la saison régulière.»

Combien coûte du renfort?

Les Canadiens en auraient-ils fait autant s’ils étaient à la place des Blue Jackets? Impossible de le savoir. Mais le «Tigre» est d’avis que le directeur général Marc Bergevin alimente l’espoir en vantant les mérites de son gardien.

«Il nous dit ‘si on accède aux séries, nous avons le meilleur gardien de la Ligue nationale. On ne sait pas ce qui peut arriver’, rappelle-t-il.

Bergevin a répété maintes fois qu’il ne sacrifierait pas de beaux espoirs et des jeunes de talent pour espérer aller loin dans le tournoi printanier. Bergeron, lui, n’est pas convaincu que telles sont les exigences des autres DG.

«Quand tu vas chercher un Coyle ou un joueur de deuxième ou troisième trio, ça ne coûte pas un choix de premier tour. (Le CH) exagère tout le temps. On nous dit qu’il n’y a pas eu de transactions parce que (les autres équipes) demandaient nos meilleurs joueurs.

«C’est ce qu’ils nous disent. On ne sait pas ce qui se dit véritablement.»

Voyez le commentaire de Michel Bergeron dans la vidéo, ci-dessus.