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Crédit : USA Today Sports

Course Automobile

«Je ne me suis pas amusé...» - Jacques Villeneuve

Publié | Mis à jour

Malgré un départ canon qui l’a fait grimper de six places à l’issue du premier tour, Jacques Villeneuve s’est classé au 11e rang samedi lors de ses débuts dans la Série NASCAR Euro au circuit Ricardo Tormo, en banlieue de Valence.

Cette première de 13 étapes de la saison 2019 a été remportée par l’Espagnol Ander Vilarino, lequel a comblé son public en menant l’épreuve de 18 tours de bout en bout après s’être élancé de la position de tête.

Le Belge Stienes Longin et l’Israélien Alon Day, dans l’ordre, l’ont accompagné sur le podium.

Selon Villeneuve, l’apprentissage de ce championnat, le seul du genre sur le continent européen, se poursuivra au compte-gouttes.

«Pour l’instant, a-t-il raconté au représentant du Journal de Montréal, on est incapables de comprendre réellement le comportement de la voiture. J’imagine qu’on va trouver éventuellement une solution. Mais, pour l’instant, c’est un véritable casse-tête.»

Voiture capricieuse

Après avoir réalisé le 16e chrono le plus rapide sur les 31 participants en qualifications, Villeneuve a fait honneur à sa réputation en se hissant au 10e rang après le tour initial.

«J’ai vu des ouvertures, dit-il, et j’en ai profité. En sachant toutefois que j’allais écoper par la suite. C’est exactement ce qui est arrivé. Je n’arrivais pas à défendre ma position.»

«On a apporté beaucoup de changements pendant la soirée de vendredi. En fait, on l’a mise à... l’envers, mais la voiture s’est montrée tout aussi capricieuse.»

«À vrai dire, pour la première fois, je ne me suis pas amusé en NASCAR», a fait savoir le champion du monde de 1997 en F1.

À part peut-être les trois premiers à l’arrivée, prétend-il, personne n’a eu de plaisir à disputer cette manche d’ouverture de la nouvelle saison. Reconnu dans le passé comme un bon metteur au point (ces pilotes qui peuvent trouver efficacement les bons ajustements pour améliorer le comportement de leur bolide), Villeneuve n’a pas pu mettre en pratique son expertise.

«L’équilibre entre les pneus et la voiture n’est pas là notamment, déplore-t-il. On ne peut régler l’auto, c’est aussi simple que ça. Honnêtement, tu ne peux courir de cette façon. Tu es sur des œufs continuellement et c’est un peu dommage.»

«Et je ne suis pas le seul à penser ainsi. Les pilotes, pour la plupart, m’ont dit qu’ils avaient beaucoup plus de plaisir à rouler l’an passé.»

Les paramètres ont changé

«Quand j’ai testé la voiture en février dernier, c’était agréable, mais certains paramètres ont changé.»

Le fournisseur de pneus Michelin a quitté la série pour laisser la place à General Tire. La transition est difficile, semble-t-il...

«Tu ne peux rien changer ou presque dans la voiture, a-t-il renchéri. Les amortisseurs uniques, ce n’est pas une bonne idée. Sans oublier que les moteurs sont scellés. Le nôtre manquait carrément de puissance dans les lignes droites.»

Villeneuve a raison. Il avait beau freiner tard pour combler les écarts, il était largué dans les portions rapides du tracé.

«Cette course a été pour notre équipe (Go Fas Racing) une période d’essais, avoue-t-il. Il y a beaucoup de travail à faire en atelier, ce qu’on ne peut accomplir sur un site de compétition.»

Mais bon, la saison est jeune pour celui qui a célébré ses 48 ans mardi. Et la 2e étape aura lieu au même endroit dimanche.