Séries LNH 2019

Les Maple Leafs n’ont pas de complexe

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Négligés par la plupart des observateurs, les Maple Leafs de Toronto ont entamé avec conviction leur série contre les Bruins de Boston, jeudi, et ils espèrent offrir le même type de performance tout le printemps, même s’ils savent que la partie est loin d’être gagnée face à des adversaires redoutables.

Menés par Mitchell Marner, auteur d’un doublé, les hommes de l’entraîneur-chef Mike Babcock ont réduit au silence une formation ayant récolté 107 points en saison régulière dans un gain de 4-1 au TD Garden. Les Brad Marchand, Patrice Bergeron et compagnie ont été plutôt discrets à forces égales, pendant que les autres joueurs des Bruins semblaient amorphes par moments.

Voilà ce qui est de bon augure pour l’équipe ontarienne, qui souhaite venger ses échecs de 2013 et de 2018 aux mains de ses rivaux du premier tour éliminatoire.

«Cela nous donne beaucoup de confiance. Nous avons bien joué, mais ce sera de plus en plus difficile à mesure que cette série avancera», a commenté Marner au quotidien «Toronto Sun».

«Ils ont énormément de vitesse et je pense que nous pouvons jouer avec ténacité en restant devant eux constamment et en bataillant férocement, avait précisé avant la partie John Tavares, qui a inscrit un but dans un filet désert en fin de rencontre. On doit seulement imposer ce que nous souhaitons faire et jouer avec la rondelle afin de rendre leur tâche de se défendre plus compliquée et de créer des occasions de marquer.»

Limiter les dégâts

D’ailleurs, Tavares sait qu’il sera ardu de tenir en échec Bergeron, Marchand et David Pastrnak à chaque coup. Néanmoins, il y a lieu d’espérer pour les Leafs de réduire leur production de façon substantielle et ils voudront bien y parvenir lors du deuxième match de la série, samedi.

«Ils ont assuré une bonne continuité et la chimie est là, car ils sont ensemble depuis longtemps. Ils interprètent bien leur jeu les uns les autres, a commenté le numéro 91. Ainsi, le mieux que vous pouvez faire est de limiter le nombre d’opportunités et de les contraindre à travailler davantage pour obtenir celles-ci. Plus ils vont travailler sans la rondelle pour revenir dans leur zone, plus ce sera dur pour eux de créer des occasions. Ils auront moins d’énergie et de temps pour réaliser ce qu’ils veulent dans votre territoire.»