Crédit : AgenceQMI

Séries LNH 2019

Thomas Steen en position inconfortable

Publié | Mis à jour

Thomas Steen est l’un des grands noms de l’histoire des Jets de Winnipeg et travaille encore pour ceux-ci aujourd’hui, mais sa loyauté est durement mise à l’épreuve car l’équipe manitobaine doit se battre au premier tour éliminatoire avec les Blues de St. Louis, formation pour laquelle évolue son fils Alexander.

Le paternel semblait composer tant bien que mal avec les quelques affrontements opposant les Jets aux Blues en saison régulière, sauf qu’un duel des séries constitue une toute autre histoire. Il ne s’était pas trop préoccupé de cette éventualité, du moins, jusqu’au 81e match de la campagne.

Assumant divers rôles pour True North Sports and Entertainment, propriétaire de la concession de Winnipeg, Thomas Steen se garde bien d’afficher publiquement ses émotions.

«Les gens me posent des questions chaque jour, plusieurs fois, a-t-il admis au quotidien Winnipeg Sun. Certaines personnes savent que tout le monde demande la même chose et se disent qu’elles ne feront pas ainsi. Mais leur silence équivaut à poser la question.»

L’auteur de 817 points en 950 joutes du calendrier régulier en carrière essaie de rester le plus neutre possible.

«C’est vraiment une situation gagnante. Je me sentirai bien pour le club qui gagnera et je me sentirai mal pour celui qui perdra. Moi, je suis déjà en deuxième ronde, donc je vais simplement attendre et regarder. Comme tout le monde, je suis curieux de voir ce qui arrivera», a-t-il ajouté.

Pas de chandail des Blues

Dans une ville drapée tout de blanc une fois l’heure des séries sonnée, Thomas Steen serait bien mal avisé d’enfiler un chandail à l’effigie des Blues. Son allégeance est d’ailleurs remise en question lors de chacune des parties mettant aux prises les Jets et le club de son fils.

«Les première fois, j’étais surpris de l’ampleur de tout cela. Soudainement, j’étais devenu l’ennemi, comme si c’est moi qui jouais. C’était bizarre, je n’avais jamais vécu cette expérience à Winnipeg, a-t-il dit. Une fois, le match était égal et j’étais assis dans une suite. Alexander avait déjà inscrit deux buts et il a obtenu un tir de pénalité. Toute la foule s’est retournée vers moi et a commencé à huer. Pourtant, j’étais seulement en train de boire un café. Et Alexander a marqué.»