Crédit : Geoff Burke-USA TODAY Sports

Impact

Une saison bien amorcée pour l’Impact

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WASHINGTON - Tout le monde dans l’entourage de l’Impact appréhendait le début de saison qui était fait de six matchs consécutifs à l’étranger. Cette séquence s’est conclue sur un verdict nul de 0 à 0 contre D.C. United, mardi.

L’Impact, qui aurait très vite pu se trouver en mauvaise posture, s’en est tiré plutôt bien avec une fiche de 2-2-2, pour une récolte de huit points.

Le premier mois et demi que tout le monde craignait n’a donc finalement pas été si mal que ça.

Et c’est encore plus vrai si on remet les choses en perspective. En 17 matchs à l’étranger la saison dernière, l’équipe a récolté 11 points (3-12-2).

Avec déjà huit points en banque et 11 autres matchs à jouer sur des pelouses adverses, on peut penser que la récolte sera meilleure cette année.

Rémi Garde a parlé plusieurs fois de constance depuis une semaine, et il en a reparlé après le match de mardi.

D’ailleurs, ce match nul arraché au Audi Field ressemble au genre de match que son équipe doit disputer pour avoir du succès en déplacement.

«On aurait pu faire mieux, on aurait pu éviter de faire du yoyo. Ce soir, c’était une vraie grosse bagarre dans le sens sportif du terme.

«J’ai vu non pas une équipe d’enfants, comme à Kansas, j’ai vu une équipe d’hommes, et ça m’a fait plaisir.»

Mission accomplie

On peut donc dire que c’est mission accomplie pour le Bleu-blanc-noir, qui devait bien négocier ses six premières rencontres pour regarder le reste de la saison avec plus de sérénité.

C’est en tout cas ce que pense Saphir Taïder, qui a rappelé que de jouer aussi souvent loin du Stade Saputo était difficile.

«Les matchs sur la route sont compliqués. Je pense que c’est mission accomplie. Au final, le bilan est positif, à part le match à Kansas.»

Faux pas

En effet, il y aura eu un ou deux faux pas dans ce début de saison, et le plus mémorable est certainement celui de Kansas City, il y a près de deux semaines. Et on pourrait ajouter que l’équipe aurait dû récolter un point à Houston.

Cette correction de 7 à 1 marque l’imaginaire, mais elle pourrait vite devenir anecdotique si l’équipe se comporte comme elle l’a fait à Washington et à New York.

Car après ce cinglant revers, l’Impact a enchaîné avec deux jeux blancs consécutifs grâce à un travail défensif méthodique et bien rodé.

Rien de flamboyant, mais l’efficacité a régné, et c’est ce qui importe lors des matchs à l’étranger.

On a aussi vu des jeunes qui ont démontré des choses très encourageantes contre D.C. United. Mathieu Choinière, Zachary Brault-Guillard et Clément Bayiha n’ont pas déçu à leur premier départ.

Sans Piatti

Les trois derniers matchs ont pour leur part démontré que cette équipe a besoin d’Ignacio Piatti pour électrifier l’attaque.

Sans lui comme chef d’orchestre, certains ne savent pas quelle partition jouer, de sorte qu’il y a un manque d’harmonie dans le dernier tiers.

Et il est loin d’être assuré qu’il sera en poste samedi pour le premier match de la saison au Stade Saputo.

Mais au moins, l’équipe va enfin retrouver son domicile et ses partisans, ce que les joueurs attendent avec impatience.

«Après six matchs à l’extérieur, on a hâte», a lancé Mathieu Choinière avec enthousiasme, mardi soir.

- Samedi, Jean-Charles Lajoie et son équipe présenteront une émission spéciale, le Brunch de JiC, en direct du Stade Saputo, de 10 h à midi, en vue du match d'ouverture de l'Impact à Montréal. Tous ceux ayant un billet peuvent y assister et les portes ouvriront exceptionnellement à 9 h 30 à l'entrée ouest pour l'occasion.