Crédit : Geoff Burke-USA TODAY Sports

Impact

MLS: qu’est-ce que ça prend pour participer aux éliminatoires?

MLS: qu’est-ce que ça prend pour participer aux éliminatoires?

Patrice Bernier

Publié 10 avril
Mis à jour 10 avril

L’Impact de Montréal a obtenu huit points à ses six premiers matchs de la saison, tous disputés sur la route. Il s’agit d’un bon départ pour la troupe de Rémi Garde.

Comme l’a souligné mon collègue Vincent Destouches sur son blogue, les trois meilleures saisons de l’Impact en MLS à l’extérieur (2013, 2015 et 2016) se sont traduites en une participation aux éliminatoires.

Je me suis donc penché sur la question de ce que ça prenait vraiment pour participer aux éliminatoires.

Voici la moyenne de victoires obtenues à la maison et sur la route par les équipes ayant participé aux éliminatoires lors des quatre dernières saisons en MLS :

  • Année / Domicile / Étranger / Total
  • 2015 : 10,5 / 4,83 / 15,33
  • 2016 : 8,83 / 4,17 / 13
  • 2017 : 11,17 / 4,93 / 16,1
  • 2018 : 11,7 / 5,3 / 17

Si on fait le cumulatif des quatre campagnes, on parle donc d’une moyenne de 10,55 matchs gagnés à domicile, 4,82 à l’étranger et 15,37 au total.

Ces moyennes démontrent qu’une équipe doit gagner au moins 11 fois à domicile et cinq fois à l’extérieur si elle espère se qualifier pour les éliminatoires. Dans le cas de l’Impact, avec un dossier de 2-2-2 sur la route, c’est donc bien parti.

Cela dit, il y a des exceptions. On n’a qu’à penser au D.C. United l’an dernier qui a participé aux éliminatoires en remportant un seul match sur la route. La formation de Washington avait cependant montré un excellent dossier de 13-2-2 à la maison.

Le Crew de Columbus sous le radar

Nous n’en parlons pas beaucoup, mais... le Crew de Columbus trône actuellement au sommet du classement dans l’Est. Les deux équipes de Los Angeles, qui connaissent du succès en ce début de campagne, retiennent beaucoup plus l’attention.

Cela dit, le nouvel entraîneur-chef du Crew, Caleb Porter, a fait un excellent travail avec un groupe qui est demeuré sensiblement le même que l’an dernier, avec 96% de l’effectif qui est de retour.

L’équipe vient au dernier rang de la ligue pour les tirs au but (8,3) et à l’avant-dernier rang pour les tirs cadrés (3). On est loin du LAFC avec ses 18,2 tirs et sept tirs cadrés par match.

Les hommes de Porter misent plutôt que l’efficacité en attaque et sur une solide défensive. Avec quatre blanchissages en six matchs, on parle ici d’une équipe vraiment bien rodée.

L’Impact aura une grosse commande samedi, au Stade Saputo.

Est-ce normal d’applaudir l’adversaire?

Je termine mon texte aujourd’hui en vous demandant à vous, les partisans: est-ce normal d’applaudir l’adversaire?

Vendredi dernier, à Vancouver, le Galaxy de Los Angeles s’est imposé 2-0 et les partisans des Whitecaps ont applaudi les prouesses de Zlatan.

C’est normal de vouloir voir ces grandes vedettes en action, mais doit-on les supporter au détriment de notre propre équipe?

Felipe, des Whitecaps, a laissé savoir lors d’une entrevue après la rencontre que c’était «plutôt triste» de voir cela de la part des partisans dans les gradins.

Qu’en pensez-vous?