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Canadiens

Kirk Muller en poste au Championnat du monde

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Après avoir passé une année complète loin de l’action, Alain Vigneault est de retour derrière un banc. L’entraîneur québécois dirigera la formation canadienne qui prendra part au Championnat mondial de hockey, du 10 au 26 mai, à Bratislava et Kosice, en Slovaquie.

Vigneault sera épaulé par l’adjoint de Claude Julien avec le Canadien de Montréal Kirk Muller, ainsi que les anciens pilotes de la Ligue nationale (LNH) Dave Hakstol et Lindy Ruff.

«La dernière fois que j’ai représenté mon pays, c’était en 1991, donc ça fait déjà un bon bout de temps, a réagi Vigneault lors d’une conférence téléphonique tenue mercredi avant-midi. J’avais adoré mon expérience et pouvoir la revivre m’emballe beaucoup.»

Afin de se préparer à son nouveau défi, Vigneault a d’ailleurs passé un coup de fil à Bill Peters, Jon Cooper et Todd McLellan, les derniers entraineurs de la sélection nationale au Championnat mondial.

Un retour?

Congédié par les Rangers de New York il y a un an presque jour pour jour, le 7 avril 2018, Vigneault a passé la saison 2018-2019 de la LNH à la maison. Il s’agissait d’une première année sans emploi pour lui depuis 2002-2003.

Évidemment, la nouvelle de son embauche par Hockey Canada soulève plusieurs spéculations. À l’heure actuelle, les Sabres de Buffalo n’ont pas d’entraîneur, tandis qu’il n’est toujours pas clair si Marc Crawford sera l’homme de confiance à Ottawa. D'ailleurs, le directeur général de l'équipe canadienne, Jason Botterill, est aussi celui des Sabres.

Le nom de Vigneault est revenu dans à peu près toutes les rumeurs de remplacement cette saison, mais le principal intéressé n’a pas trop voulu s’étendre sur ses projets.

«Je vois cette opportunité avec Équipe Canada pour approfondir mes connaissances et m’améliorer, car c’est quelque chose que je n’avais jamais fait encore. Il n’y a aucun doute que je veux diriger, je suis un "coach" dans l’âme et une bonne opportunité se présentait, je regarderais. Par contre, je ne définirai pas ce que je considère une bonne opportunité. J’ai toujours gardé ma situation professionnelle pour moi et je vais continuer de le faire», a-t-il répondu.

Repos bénéfique

Chose certaine, Vigneault ne semble pas avoir passé la dernière année à se morfondre chez lui, téléphone portable à la main, en attente d’un appel d’une formation de la LNH.

«J’en ai profité pour passer du temps avec ma famille. C’était la première fois en 15 ans que j’avais l’opportunité d’être chez moi à Noël et au jour de l’An. Mes parents étaient très contents d’avoir toute la famille ensemble. Je peux aussi dire que j’ai travaillé énormément sur mon golf, mais je ne me suis pas amélioré d’aucune façon.»