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«Je n'ai pas été à la hauteur» - Drouin

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Jonathan Drouin a maintenant 24 ans et une expérience de cinq saisons dans la LNH, deux dans la marmite de Montréal et trois sous le soleil de Tampa Bay. Il a acquis suffisamment d’expérience pour dresser un bilan réaliste de sa dernière année.

Pour Drouin, la saison 2018-2019 se divise en deux. Il y a eu l’ailier qui se dirigeait vers une première campagne de 70 points, et celui qui ne parvenait plus à écrire son nom sur la feuille de pointage.

«J’ai connu 60 bons matchs environ, a raconté Drouin. J’ai atteint mon sommet personnel pour les points. Mais les derniers matchs n’étaient pas à la hauteur de mes attentes. À l’âge que j’ai maintenant, j’ai assez d’expérience pour comprendre que je n’ai pas assez bien joué.»

«Je n’étais pas blessé. L’intensité et l’effort étaient là, mais je ne produisais pas.»

À ses 55 premières rencontres, Drouin produisait à un bon rythme avec 46 points (17 buts, 29 passes). Après une sortie de quatre points (2 buts, 2 passes) dans un gain électrisant contre les Jets de Winnipeg, à Montréal, le numéro 92 a déraillé du droit chemin.

Il a terminé l’année avec seulement 7 points (1 but, 6 passes) en 26 rencontres. Au cours de cette période, il a également présenté le pire différentiel de l’équipe à -11.

Claude Julien l’a pris en grippe dans les dernières semaines du calendrier en réduisant considérablement son temps de jeu, l’utilisant principalement à l’aile gauche au sein du troisième trio avec Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia.

«J’ai parlé avec Claude et j’en prends le blâme, a répliqué le troisième choix au total au repêchage de 2013. Si j’avais joué très bien, je n’aurais pas eu un petit temps de jeu comme en fin de saison. Je peux comprendre ça. J’aurais peut-être réagi d’une autre façon à 18 ou 19 ans. Je savais que nous nous retrouvions pour une lutte pour les séries.»

Shea Weber et Carey Price ont tour à tour décrit Drouin comme un attaquant avec un grand potentiel, mais toujours en quête de constance dans la LNH. Le principal intéressé en est conscient.

«J’aimerais connaître la réponse pour la constance, a dit Drouin. Je ne suis pas fier de ma fin de saison, de mes résultats. Je suis capable de l’admettre.»

«Cet été, je me rappellerai des moments difficiles pendant la saison. Je travaillerai pour ne pas revivre ça. Je ne changerai pas, je resterai toujours un joueur offensif. Durant les 20 derniers matchs, les médias et les partisans étaient sur mon dos. J’ai toutefois un contrat à respecter. L’équipe me paye pour être un joueur offensif. Je dois produire.»

«J’ai des attentes personnelles et mes coéquipiers s’attendent aussi à me voir produire, a-t-il continué. Je devrai maintenant le faire sur une période de 82 matchs. On revient encore à la constance.»

Bonne conversation

En conférence de presse, Marc Bergevin a répondu à plusieurs questions au sujet de l’homme à la chevelure bouclée. Le DG du CH s’est dit très heureux de sa rencontre de fin de saison avec lui.

«Le fait qu’il comprenne que c’était sa responsabilité me permet de croire que l’an prochain, il fera un autre pas en avant, a précisé Bergevin. C’est de la maturité. Je crois sincèrement qu’il n’aurait pas dit ça il y a trois ou quatre ans. Jonathan compte à mes yeux, aux yeux de Claude aussi, et à ceux du Canadien. Il a bien fait cette année, ça le dérange de n’avoir pas pu le faire à la fin. Je crois qu’il va apprendre de ça.»

Malgré une deuxième saison à Montréal qui s’est terminée dans la tourmente, Drouin se dit toujours bien dans cet environnement.

«Oui, je le suis toujours, a-t-il expliqué. Je ne me vois jamais changer d’adresse. J’ai du plaisir à jouer ici. Nous avons un bon groupe de joueurs. Je ne m’imagine pas avec un autre chandail.»

Voyez l'entrevue de Jonathan Drouin dans la vidéo ci-dessus.