Montreal Canadiens v New York Rangers

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«Sous-payé», combien vaut Jordie Benn?

Louis-André Larivière / TVA Sports

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Sur le plan des statistiques, Jordie Benn vient de connaître la meilleure campagne de sa carrière. Il a démontré qu’il peut être utilisé à toutes les sauces par Claude Julien. Et ce, à prix modique.

Il sera donc intéressant de voir quels sont les plans du directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, à l’égard du grand arrière barbu, auteur de cinq buts et 17 mentions d’aides, dont le contrat viendra à échéance le 1er juillet.

Selon l’agent, Richard Evans, Benn se plaît plus que jamais dans la métropole québécoise. Mais à savoir si des discussions étaient en cours avec la direction pour prolonger son séjour avec le Tricolore, le mystère plane.

«Jordie adore la ville. Il aime l’ambiance dans le vestiaire et il vient de connaître sa meilleure saison à vie», s’est contenté de commenter le sympathique agent au sujet du dossier.

«Ils ont quelques autres joueurs autonomes aussi dont ils doivent s’occuper. Ce n’est que le début de la saison estivale, donc nous verrons comment ça se déroulera.»

«Les discussions pourraient commencer demain, qui sait?»

«Sous-payé»

Sans être spectaculaire (certes, ses statistiques ne le sont pas), le numéro 8 a participé à 81 des 82 matchs des siens avec une moyenne de temps de glace de 18 min 12 s.

Chez les joueurs qui ont disputé 57 matchs et plus, il s’agit de la quatrième meilleure moyenne d’utilisation de l’effectif du Bleu-blanc-rouge.

De plus, son différentiel de +15 est le deuxième plus élevé chez les arrières du club, après Victor Mete (+20), et se classe au septième rang des patineurs du CH.

Il ne fait aucun doute que son prochain pacte sera supérieur au montant annuel de 1,1 million$ qu’il a gagné cette saison.

«Jordie est sous-payé, reconnait son agent. C’est la fin d’un contrat qu’il avait paraphé avec Dallas, lorsqu’il jouait avec son frère (Jamie).»

Des comparables

Même si Evans reconnaît que son client représentait une aubaine pour le CH, pas moyen de savoir s’il accepterait moins d’argent pour y demeurer. Il existe toutefois des comparables pour se situer.

Chez les arrières qui ont compilé entre 20 et 25 points sans être des joueurs d’impact, il y a le Québécois David Savard, des Blue Jackets de Columbus, qui a inscrit le nombre identique de points. À la troisième année de son contrat de cinq ans, l’ancien des Wildcats de Moncton (+19) empoche 4,75 millions$ (4,25M$ sur la masse salariale de l’équipe).

À Washington, Michal Kempny (+24) a tout juste franchi le cap des 70 parties jouées et il a inscrit 25 points – deux sommets – alors qu’il est à l’année un de son entente de quatre saisons d’une valeur de 10 millions de dollars (moyenne annuelle de 2,5M$).

Au New Jersey, le vétéran de 36 ans Andy Greene (-9) vient d’enregistrer 25 points en 82 matchs et son salaire est de cinq millions de dollars.

Celui dont la situation s’apparente le plus à celle de Benn, c’est Ben Chiarot, des Jets de Winnipeg. À sa dernière année de contrat, qui lui rapporte 1,6M$ (1,4M$ sur la masse salariale), le défenseur de 27 ans a amassé 20 points en 78 rencontres.

Donc, à la lumière de tous ces comparables, quelle sera la valeur de la prochaine entente de Benn? Il serait juste d’affirmer sans se tromper qu’il aura droit, au minimum, au double de sa rémunération actuelle, ce qui constituerait une autre aubaine pour les Canadiens.

Marc Bergevin s'adressera aux journalistes lors de sa conférence de presse de fin de saison, mardi, vers 16h30.