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Séries LNH 2019

«Le passé n’a plus de valeur en séries» - Max Pacioretty

Publié | Mis à jour

L’attaquant des Golden Knights de Vegas Max Pacioretty a suffisamment d’expérience pour comprendre que les séries sont bien différentes de la saison régulière. À ses yeux, ce qui s’est passé durant la campagne ne compte plus une fois les matchs éliminatoires amorcés.

C’est dans cette optique que l’ancien capitaine du Canadien de Montréal entamera mercredi face aux Sharks de San Jose les séries, ses premières depuis son arrivée au Nevada l’automne dernier. Il espère certes que les Knights poursuivront leur succès contre les Requins, qu'ils ont battus au deuxième tour l'an passé.

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Aussi, tout se joue sur la glace, d’abord et avant tout.

«Essayez de prédire l’issue de chaque série et vous serez surpris de voir combien de gens se sont trompés. Le passé n’a plus de valeur en séries et dans le futur, a-t-il déclaré au site spécialisé SinBin.Vegas. Tout est une question de rythme. Ce sont aux joueurs d’être à leur mieux au moment approprié. L’équipe doit être unie et parfois bénéficier de bonds chanceux.»

D’ailleurs, le numéro 67 a rappelé les confrontations passées entre le Tricolore et les Rangers de New York pour appuyer ses dires. Il a subi l’élimination deux fois aux mains des Blueshirts, soit en 2014 et 2017.

«Henrik Lundqvist manquait habituellement les matchs au Centre Bell en saison, car il croyait qu’il y avait là-bas des fantômes qui avaient son numéro. Par contre, quand on l’a affronté en éliminatoires, il a joué au-dessus de sa tête et a complètement volé la série. Il a été dominant. Donc, les paris ne tiennent pas la route en séries», a expliqué Pacioretty.

Une occasion de se racheter

Le vétéran aurait aimé faire mieux lors de la campagne ayant pris fin samedi, amassant 22 buts et 18 mentions d’aide pour 40 points en 66 rencontres, tout en affichant un différentiel de -13. De plus, il a maintenu des moyennes de 0,5 point et de 4,5 tirs par match éliminatoire depuis le début de sa carrière.

La confrontation face aux Sharks est une belle occasion de justement effacer le passé.

«C’est très différent en séries. Les voyages ne sont pas les mêmes. Il faut aussi essayer de bien saisir les tendances de l’adversaire et se concentrer uniquement sur lui. Mais le jeu n’est également pas du tout le même. C’est difficile de dire pourquoi exactement», a-t-il mentionné.

À propos des prochains rivaux des Knights, Pacioretty croit d’ailleurs que la présence de Mark Stone à ses côtés aidera. Celui-ci a côtoyé le défenseur Erik Karlsson chez les Sénateurs d’Ottawa et est conscient de la menace que représente le Suédois.

«Si nous pouvons l’empêcher de prendre son envol à l’intérieur de son territoire, ça lui rendra la vie plus compliquée pour traverser la patinoire. On doit faire les choses correctement dès le début du jeu. Ce sera une tâche ardue, car il est l’un, sinon pas, le meilleur patineur de la ligue, a souligné l’ex-porte-couleurs du Tricolore. On doit s’organiser pour qu’il ait plus de problèmes à patiner en appliquant un bon échec-avant et jouer l’homme contre lui, surtout que c’est un gars aimant appuyer l’attaque.»