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Auger-Aliassime garde les pieds bien ancrés au sol

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Depuis quelques semaines, le nom de Félix Auger-Aliassime résonne aux quatre coins de la planète. L’athlète est en demande sur toutes les tribunes. Tous les éléments seraient réunis pour qu’il perde le contrôle sur sa vie et sa carrière, mais ce n’est pas le cas.

L’athlète de 18 ans, 33e raquette mondiale, est humble par rapport à ses succès, dont ceux obtenus au tournoi Masters 1000 de Miami.

«Plus je grimpe dans le classement et que je gagne des matchs, les choses sont vraiment plus simples, a indiqué Félix Auger-Aliassime lors d’une conférence de presse tenue au Stade IGA mardi. Prendre du plaisir à jouer au tennis et de passer des moments avec mes entraîneurs, ma famille et mon équipe sont les choses les plus importantes pour moi.»

Avec ses récents résultats, le Québécois est bien conscient que les attentes seront très élevées à son endroit au cours de la prochaine décennie.

«Je suis familier avec cette réalité depuis quelques années, a-t-il mentionné. La meilleure façon, c’est de revenir à l’entraînement chaque jour et faire ce que j’ai à faire.

«C’est de cette manière que je me donne les meilleures chances d’arriver où je veux arriver.»

De bons mots

Auger-Aliassime est maintenant sur le radar des joueurs de l’élite mondiale et de tous les analystes. Ils ont tous des commentaires élogieux à son endroit.

Parmi eux, un certain Roger Federer a comparé sa force mentale à celles de Rafael Nadal et de Lleyton Hewitt.

«J’ai eu vent de ses propos. C’est encourageant de la part d’un gars comme Federer. Ça me dit que je fais de bonnes choses. Je suis sur une bonne voie. C’est entre mes mains si je veux égaler ou surpasser les carrières de ces deux joueurs-là.»

Prendre du recul

Auger-Aliassime était déçu de ne pas venir à bout de John Isner. Ce revers lui a permis de faire le point.

«C’est toujours important de prendre un peu de recul par rapport à une défaite, a-t-il souligné. Chacune est difficile à avaler surtout quand on est aussi proche de réaliser quelque chose de très important.

J’ai pris les jours suivants pour me reposer et réaliser ce que j’avais accompli pendant la semaine. C’est encourageant pour la suite des choses.»

Contre Isner, Auger-Aliassime a cassé à des moments-clés du match. Chaque fois alors qu’il servait pour les honneurs de la manche.

«L’importance du moment m’a atteint psychologiquement. Ça l’a atteint mon jeu au service. Ça prouve que j’ai encore de la marge de progression dans mon jeu. Je fais des erreurs et je suis humain.»

Une sorte de thérapie

Auger-Aliassime est un athlète spécial. On le voit pendant ses matchs et par ses réponses lors des points de presse. Il l’a encore prouvé après sa défaite crève-coeur.

Quelques minutes après avoir terminé ses entrevues d’après-match, il a repris sa raquette et il est allé exercer son service sur un court d’entraînement. Ça prouve toute la maturité qu’il possède déjà.

«C’est un peu une sorte de thérapie pour moi, a-t-il expliqué. Je l’ai fait toute ma vie. Lorsque je ne suis pas satisfait, je retourne travailler. C’est ce que j’avais envie de faire.

«Ça m’a fait du bien et ça m’a permis de passer à autre chose.»

(Voyez le reportage de Paul Rivard dans la vidéo ci-dessus)