Boxe

«C’est un ourson, pas un grizzly!» - Carman

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Deux mois et demi. C’est le temps qu’auront Simon Kean et Dillon Carman pour se préparer en vue de leur combat revanche. C’est une éternité dans le monde de la boxe!

En attendant de remonter ensemble dans le ring le 15 juin au Centre Gervais Auto de Shawinigan en finale d'un gala présenté par Eye of the Tiger Management, les deux hommes ont multiplié les attaques en conférence de presse, mardi, au Musée Pointe-à-Callière de Montréal.

Particulièrement Carman, qui a été de loin le plus incisif avec ses «jabs verbaux».

«C’est un ourson, pas un grizzly!», a-t-il lancé avec humour en référence au surnom donné à son adversaire de Trois-Rivières.

«Simon aura une grande montagne à gravir le 15 juin, a poursuivi Carman. Quand tu montes dans le ring contre un gars qui t'a battu de cette façon, ça demande beaucoup de caractère.

«Mais Simon n'est pas le boxeur qu'il croit être. Je le connais mieux que lui-même. Je le regarde depuis les rangs amateurs et il est le même qu'il y a 10 ans. Tu dois progresser dans la vie, comme être humain et comme athlète, mais il ne progresse pas. Il se pense meilleur qu'il est en réalité.»

«Une mâchoire fragile»?  

Carman entend démontrer que «Kean a une mâchoire fragile».

«C’est un gros bonhomme avec de gros muscles, mais ça ne veut rien dire si tu n'es pas capable de prendre un gros coup. Tu ne peux tout simplement pas boxer», a-t-il soutenu.

L’Ontarien croit d’ailleurs qu’il peut lui passer le K.-O. encore «plus rapidement que la première fois».

«Dans le premier combat, je l’ai envoyé au tapis et je me suis mis à trop chercher le K.-O., alors que j'aurais dû rester concentré sur ma stratégie. Ce sera un bon combat. Ne clignez pas des yeux!»

Kean ne partage pas cet avis. Il compte bien prouver que sa cinglante défaite du 6 octobre dernier n’était qu’une erreur de parcours.

«C’est une tache à mon dossier que j'ai envie d'effacer. C’est sûr que je suis un peu tendu, mais c'est de la bonne tension!»