MLS

Cette semaine dans la MLS: tous à l’attaque!

Cette semaine dans la MLS: tous à l’attaque!

Patrice Bernier

Publié 01 avril
Mis à jour 01 avril

Il s’est marqué pas moins de 42 buts la semaine dernière dans la MLS.

Depuis sa création, le circuit nord-américain est reconnu pour être axé vers l’avant. On en a eu une nouvelle preuve éloquente ce week-end!

Pour mettre ces 42 buts en perspective, comparons avec d’autres ligues dans le monde. En Angleterre, il n’y a eu qu’un total de 18 buts dans la Premier League, contre 23 dans la Serie A en Italie, 30 dans la Liga en Espagne, 29 dans la Bundesliga en Allemagne, et seulement 13 dans la Ligue 1 en France.

Si vous aimez le jeu offensif, la MLS est clairement la ligue parfaite pour vous! Elle vous donne toujours des buts pour votre argent!

Parmi tous les joueurs offensifs à s’être mis en évidence, le jeune milieu de terrain du Toronto FC Alejandro Pozuelo, obtenu pour la rondelette somme de 11 millions de dollars, a été la grande tête d’affiche de la fin de semaine.

Quasiment un an jour pour jour après l’arrivée fracassante de Zlatan Ibrahimovic avec le Galaxy de Los Angeles, Pozuelo a fait la même chose. Les faits saillants de sa performance de deux buts et une passe décisive ont fait le tour du monde.

Pour les partisans du TFC, c’était toute une première impression!

Dès ses débuts, l’Espagnol a gagné le cœur du public en montrant toute l’étendue de son immense talent.

À qui peut-on comparer Pozuelo? Il me fait penser à Victor Vazquez, mais en plus jeune, alors qu’il a 27 ans. Il est aussi beaucoup plus dynamique et explosif que Vazquez. Je remarque également sa grande vitesse.

Parmi ses points forts, il est capable d’utiliser avec aisance ses deux pieds pour faire des gestes techniques. Son premier but, il l’a marqué du droit sur un tir de pénalité. Pour son deuxième, il a lobé le ballon avec son pied gauche.

Cela fait de lui un joueur très déstabilisant et imprévisible pour l’adversaire, comme vous le pourrez le constater dans cette vidéo.

Avant l’amorce de la saison, il y avait des points d’interrogation à Toronto avec la perte de Sebastian Giovinco et de Vazquez. Mais Pozuelo a répondu à ces questions avec un point d’exclamation!

Le TFC est maintenant une équipe à redouter dans l’Association de l’Est... et peut-être même un prétendant au titre avec ce jeune joueur éblouissant.

Crédit photo : John E. Sokolowski-USA TODAY Sports

Les «stars» au rendez-vous

D’autres gros canons offensifs de la ligue se sont signalés ce week-end.

Depuis le début de la saison, Carlos Vela n’a pas caché ses intentions d’être sacré joueur par excellence de la MLS en 2019. Il est bien parti, lui qui connaît un excellent départ avec six buts et trois passes décisives en cinq matchs.

ll est ainsi presque déjà rendu à la moitié de sa récolte de l’an dernier, alors qu’il avait inscrit 14 buts en 28 rencontres.

Il mène aussi la ligue pour les tirs (26) et les tirs cadrés (10). Ça veut dire qu’il est rapide sur la gâchette cette saison!

Un autre qui ne chôme pas, c’est bien Wayne Rooney. L’ancien de Manchester United n’est pas venu aux États-Unis en touriste. Il l’a prouvé en 2018 avec 12 buts et sept passes décisives en 20 matchs.

Cette année, il a repris là où il avait laissé. Il affiche déjà quatre buts et trois passes décisives à son compteur après quatre rencontres. Il a notamment réalisé son premier tour du chapeau dans la MLS il y a deux semaines contre le Real Salt Lake.

Quand Rooney va, tout va pour D.C. United... Depuis son arrivée dans la MLS, l’équipe présente un fort dossier de 15-4-5 en 24 matchs. L’effet Rooney se fait donc grandement sentir à Washington! Quand on dit qu’un seul joueur peut stimuler un club, l’Anglais en est l’exemple parfait.

Quant à Ibrahimovic, la grande «star» suédoise a été incommodée par des pépins physiques, mais «Ibra» a tout de même enfilé trois buts en seulement deux matchs, dont un sur un «panenka». 

Lorsqu’il regarde aller Vela et Rooney, je suis certain qu’Ibrahimovic se dit : «attendez que j’arrive!».

La course au titre de joueur par excellence va donc être intéressante à suivre.

N’oublions pas un autre candidat : Darwin Quintero, qui connaît, dans l’ombre de ces vedettes, tout un début de saison avec le Minnesota United FC.

Les déboires se poursuivent à San Jose

Par ailleurs, les Earthquakes (0-4-0) continuent d’en arracher. Après quatre matchs, ils ont encaissé 14 buts et n’en ont marqué que deux, pour un différentiel de -12.

Leur dernière défaite a été sans appel : 5-0 à domicile contre le Los Angeles FC.

Que se passe-t-il à San Jose? On peut bien blâmer l’entraîneur-chef Matias Almeyda pour ses principes de marquage homme à homme, mais le problème se situe peut-être davantage au niveau du recrutement. 

Les Earthquakes ont terminé bons derniers l’an passé, mais 92% de l’effectif est revenu. Les projecteurs sont mis sur Almeyda, mais ils devraient être dirigés vers le directeur sportif ou le directeur technique.

Il faudrait donner à Almeyda les outils pour être capable de rivaliser avec les autres équipes de la MLS. Les «Quakes» devront être actifs sur le marché s’ils ne veulent pas encore finir dans les bas-fonds du classement.