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Pas le temps de baisser les bras

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Maintenant que les Blue Jackets et les Hurricanes ont disputé le match qu’ils avaient en main sur le Canadien, on a sous les yeux l’état réel de la situation dans la course aux séries de l’Association. Et force est d’admettre que ça ne regarde pas bien pour le Canadien.

Sur la feuille de statistiques, les chances apparaissent minces pour la troupe de Claude Julien, à trois matchs de la fin du calendrier. Installée au neuvième rang, elle accuse présentement un point de retard sur les Hurricanes et deux sur les Blue Jackets. Et pour l’instant, ces deux formations détiennent l’avantage du bris en cas d’égalité avec les Montréalais.

«Ça, c’est sur papier. Sur papier, on n’a pas eu de chance de l’année. Si on regarde le papier, personne ne nous voyait là. On a réussi à prouver le contraire», a lancé Phillip Danault, au terme de l’entraînement de l’équipe.

«Voilà une autre belle occasion de démontrer le caractère qui nous anime. Toute l’année, on a travaillé tellement fort. Ici, tout le monde y croit», a-t-il pris soin d’ajouter.

Le contraire aurait été surprenant et, même, décevant. Aucun joueur dans le vestiaire du Canadien n’a le droit de baisser les bras si près du but. Dans le cas contraire, il n’a pas sa place.

Plus de droit à l’erreur

Toutefois, revenons au papier. On savait déjà que la dernière semaine d’activité du Tricolore serait la plus coriace parmi les trois formations en lice. Cette réalité frappe encore plus lorsqu’on observe la fiche combinée des Blue Jackets et des Hurricanes face à leurs adversaires respectifs.

Contre les Bruins, les Rangers et les Sénateurs, Columbus a maintenu un dossier de 5-0-2. De son côté, Caroline a maintenu une fiche de 5-3-0 devant les Leafs, les Devils et les Flyers. Pour sa part, Montréal n’a gagné qu’un seul de ses huit matchs face au Lightning, aux Capitals et aux Leafs (1-4-3).

«On est conscient qu’il faut qu’une des deux autres équipes perde un match. Nous, on doit se concentrer sur ce qu’on a à faire. On a bon espoir que si on finit avec trois victoires, ce sera suffisant pour se qualifier», a soutenu Brendan Gallagher, entouré de plusieurs journalistes.

Le fougueux attaquant du Canadien a beau trouver cette course enivrante et palpitante : «C’est une expérience unique, plusieurs joueurs aimeraient être dans nos souliers», il n’en demeure pas moins que la pression est forte. Il l’avouera, du bout des lèvres, quelques instants plus tard lors de la même mêlée de presse.

«On doit finir la saison avec trois victoires», a-t-il lancé.

Byron de retour?

Une mission qui s’amorce mardi soir avec la visite du Lightning, une formation que le Canadien n’a vaincue qu’une seule fois lors des huit dernières confrontations.

Avec 122 points au classement, il y a longtemps que le championnat de la saison régulière est acquis pour les hommes de Jon Cooper.

D’ailleurs, puisqu’il s’agira d’un deuxième match en autant de soirs (le Lightning était à Ottawa, lundi), celui-ci sera-t-il tenté de donner une soirée de répit à ses gros canons? Andrei Vasilevskiy sera-t-il confiné à un rôle de réserviste? Voilà qui serait d’une grande aide pour le Canadien.

Autre chose qui donnerait un bon coup de pouce : le retour de Paul Byron dans la formation. Absent du voyage à Columbus et Winnipeg en raison du K.-O. subi mardi dernier contre MacKenzie Weegar, des Panthers, l’Ontarien était de retour à l’entraînement.

À la veille de la visite du Lightning, il occupait le flanc droit du quatrième trio avec Jesperi Kotkaniemi... à l’aile gauche. Nate Thompson patrouillait au centre de cette unité.

Cependant, au moment de mettre sous presse, il était trop tôt pour confirmer son retour au jeu. Byron devait encore se plier à quelques examens avant d’obtenir le feu vert des médecins.