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NFL

Mike Tomlin veut plus de diversité dans la NFL

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En 12 ans à la barre des Steelers de Pittsburgh, Mike Tomlin a vu plusieurs entraîneurs être embauchés et congédiés dans la NFL. Dernièrement, un constat s’impose : il y a de moins en moins de pilotes noirs dans le circuit Goodell.

Tomlin est un des trois entraîneurs-chefs noirs actifs en ce moment dans la NFL, avec Anthony Lynn, des Chargers de Los Angeles, et Brian Flores, des Dolphins de Miami.

Depuis la fin de la dernière saison, huit équipes ont effectué un changement d’entraîneur. Du lot, seuls les Dolphins, avec Flores, ont embauché un homme de football issu des minorités.

«Les chiffres parlent d’eux-mêmes, s’est désolé Tomlin, dans des propos rapportés par le quotidien "Pittsburgh Post-Gazette". Ç’a été un cycle d’embauche décevant pour quelqu’un qui suit la situation comme moi, qui connaît des hommes méritants qui auraient pu avoir une chance, mais qui ne l’ont pas eue. Nous allons continuer à travailler et à nous battre pour l’égalité des chances.»

Ce faible taux d’embauche de candidats issus des minorités existe en dépit du «règlement Rooney», qui oblige les formations à passer en entrevue un candidat issu des minorités pour les postes d’entraîneur-chef et de directeur général. Le règlement, nommé en l’honneur de l’ancien propriétaire des Steelers, Dan Rooney, existe depuis 2003.

Spécialiste de l’attaque

Tomlin croit que ce manque de diversité dans les positions-clés dans la NFL s’explique en partie par le désir des équipes d’embaucher des spécialistes de l’attaque.

«Ça part de la base et de la façon dont les jeunes entraîneurs sont développés, a-t-il expliqué. Dans les milieux des années 1990, j’étais un jeune entraîneur offensif, mais on m’a dit que j’aurais une meilleure chance de monter dans la hiérarchie si je me concentrais sur la défense et c’est ce que j’ai fait.»

La mode dernièrement dans la NFL est toutefois d’engager de jeunes entraîneurs spécialisés en offensive.

«Si les spécialistes de l’attaque sont en vogue et que les gars de mon âge, surtout les entraîneurs issus des minorités, ont reçu les mêmes conseils que moi, il est possible qu’il manque de candidats offensifs», a-t-il indiqué.

«Je crois que dans les années 1990, les entraîneurs issus des minorités gravissaient les échelons plus rapidement du côté de la défense, a-t-il ajouté. C’était de bons conseils à ce moment-là.»