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LHJMQ

Éric Veilleux : un entraîneur-chef qui impose le respect

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Quand un entraîneur se promène avec une bague de la Coupe Memorial et qu’il a pris part à trois finales de la Coupe du Président, il est plutôt difficile d’écarter sa candidature pour diriger les destinées d’un club hôte de la grand-messe du hockey junior canadien. C’est le constat qu’a fait le directeur général Cam Russell quand est venu le temps de choisir son homme de confiance derrière le banc des Mooseheads.

En mai dernier, Russell annonçait la nomination d’Éric Veilleux comme instructeur, après une expérience peu concluante avec Jim Midgley. Après quatre ans dans les rangs professionnels, l’ancien pilote des Cataractes et du Drakkar revenait dans le cercle des entraîneurs de la LHJMQ.

«C’est une combinaison de facteurs qui nous a amenés à choisir Éric. On voulait un entraîneur que les joueurs allaient respecter et pour qui ils travailleraient fort. Éric était ce gars. Il avait vécu ce que c’était de diriger une équipe hôte de la Coupe Memorial [en 2012 à Shawinigan, où il a soulevé le précieux trophée], alors il avait cette expérience et il connaissait les enjeux d’une telle saison. Il a été un atout énorme pour nous cette saison», a souligné Russell en entrevue avant le match de samedi.

Stratégie établie d’avance

Même si les Mooseheads sont assurés de participer au tournoi national et qu’ils ont fini au sommet de l’Association de l’Est, ils ne figurent que très rarement dans les discussions quand il est question des futurs finalistes des présentes séries.

Russell n’a d’ailleurs pas été très occupé à la plus récente période des échanges, son acquisition la plus importante ayant été celle du vétéran Keith Getson, des Islanders de Charlottetown. Au repêchage de juin 2018, les Orignaux avaient mis la main sur Antoine Morand, qui allait devenir leur capitaine en octobre.

«On a commencé à bâtir notre équipe il y a trois ans au repêchage. On a eu quelques bons repêchages et on voulait effectuer des échanges plus tôt sans devoir tout faire à la période des échanges, parce que comme équipe hôte tu dois payer très cher», a rappelé le directeur général, qui n’est pas étonné que la série contre les Remparts soit aussi serrée, malgré l’écart de 35 points entre les deux clubs à la régulière.

Le cas Barinka

Questionné sur la situation du Tchèque Marcel Barinka, qui a été rayé de l’alignement lors des cinq premiers duels après s’être contenté de seulement 51 matchs en saison (18 points), l’ancien défenseur des Blackhawks a joué la carte de la diplomatie.

«Marcel Barinka est un excellent hockeyeur, mais il est jeune et il doit devenir plus fort. Il doit savoir comment lutter davantage. Il a d’excellentes habiletés et un bon sens du jeu, mais présentement, c’est un jeune de 17 ans et on a plusieurs bons joueurs. Présentement, on a des joueurs qui sont meilleurs que lui.»