Impact

Une bénédiction pour les vétérans de l'Impact

Dave Lévesque / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Les joueurs de l’Impact de Montréal ont repris le boulot lundi matin après une fin de semaine de trois jours, un rare luxe dans une saison régulière qui roule à un rythme soutenu.

«Ç’a fait du bien à tout le monde d’avoir une petite coupure et de se changer les idées en passant du temps en famille», a reconnu Bacary Sagna.

Selon l’arrière, cette petite pause arrivait au bon moment après un long camp d’entraînement et les trois premiers matchs disputés à l’étranger.

«C’était nécessaire parce que depuis le 21 janvier, on a beaucoup travaillé et on a beaucoup donné.»

Bobos

Ce court repos a surtout permis à tout le monde de soigner des petits bobos.

«C’est bon d’avoir une fin de semaine de trois jours plus relaxe, surtout pour ceux qui ont des blessures», a mentionné Ignacio Piatti.

Le joueur étoile de l’équipe ne s’est d’ailleurs pas entraîné la semaine dernière et travaillait à l’écart du groupe, lundi matin.

Nacho portait un bandage à la cuisse, signe d’un petit souci physique qui ne devrait pas l’empêcher de jouer samedi.

Plus dur

Âgé de 34 ans, l’Argentin reconnaît qu’il est de plus en plus difficile de récupérer rapidement. Mais il a toutefois indiqué que l’arrivée du préparateur Robert Duverne avait un peu changé la donne.

Le fait que l’accent soit mis sur une préparation physique intense et sérieuse pendant le camp d’entraînement lui a donné un certain élan.

«Il y a deux ans, j’ai commencé à sentir un peu plus les matchs, mais avec la préparation très difficile de Robert, j’ai commencé à me sentir bien l’an passé et cette année aussi.

«Mais ça reste difficile quand tu atteins 33 ou 34 ans de jouer le mercredi, le samedi et encore le mercredi.»

Rigueur

Pour Bacary Sagna qui, à 36 ans, est le doyen de la formation, suivi de Piatti, le secret réside dans une bonne préparation et surtout dans la rigueur du travail.

Il affirme d’ailleurs ne pas trop être affecté par le poids des années, lui qui semble prendre un très grand soin de son corps et qui est dans une forme resplendissante.

«Je ne le ressens pas forcément parce que je me suis toujours efforcé d’être à chaque séance d’entraînement depuis que j’ai commencé ma carrière.»

Évidemment, ce n’est plus comme avant, mais rien n’indique qu’il commencera à tirer la patte dans un avenir rapproché.

«C’est sûr qu’après les matchs, on passe plus de temps à récupérer. Je n’ai plus 20 ans non plus, alors il faut que je sois très intelligent dans la manière dont je m’entraîne et je gère mes efforts. Pour le moment, je me sens bien.»

Voyez le reportage de Nicolas A Martineau dans la vidéo ci-dessus.