Vincent Desjardins

Photo : Vincent Desjardins Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

LCF

Combine LCF: Mission accomplie pour Vincent Desjardins

Publié | Mis à jour

Vincent Desjardins estime avoir répondu aux interrogations à son sujet en fin de semaine dans la Ville Reine à l’occasion du camp national d’évaluation de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le plaqueur du Rouge et Or de l’Université Laval a bien tiré son épingle du jeu, dimanche, lors des situations à un contre un. Il a été très occupé parce que les recruteurs volaient le voir en action contre certains joueurs en particulier en fin de session.

«C’est bon signe quand tu es très occupé, a souligné Desjardins. Tout s’est bien passé. J’ai montré que je peux jouer de finesse et de puissance. J’ai montré que je pouvais rivaliser avec des gros bonshommes. Pour cette raison, je pense avoir augmenté ma valeur.»

Desjardins était très volubile sur le terrain.

«Je parle beaucoup à Laval et je voulais reproduire la même chose ici, a-t-il raconté avec un large sourire. J’ai pratiqué mon "trash talk" en anglais. Avec trois participations à des demi-finales canadiennes et autant à la Coupe Vanier depuis 2016, mon "trash talk" en anglais s’est amélioré. Je voulais encourager les joueurs de ligne défensive et j’ai aussi encouragé en français Samuel (Thomassin) une fois. J’aurais aimé qu’on s’affronte, mais ça ne s’est pas produit. On l’a fait en masse dans les dernières années.»

Desjardins se disait satisfait des résultats de ses tests.

«Je visais un temps de 5,2 s aux 40 verges et j’ai fait 5,14 s. Au "t-test", j’ai glissé en partant et je n’ai pas réussi un aussi bon temps que souhaité. Ça s’est bien passé dans mes entrevues. Je suis content de l’ensemble de ma fin de semaine. Je suis content que tout soit fini. On va pouvoir aller prendre une petite bière au centre-ville de Toronto avant de revenir à Québec pour commencer la préparation pour la saison de football et mettre de côté la préparation pour les tests.»

Partisan présent

Le père de Desjardins n’allait pas rater une telle occasion de voir son fils en action.

«Il n’a pas raté un match depuis que je joue au football sauf le championnat mondial junior au Koweit, a raconté l’étudiant en génie civil. C’est mon plus grand partisan. Il revenait de Washington, vendredi, et on s’est croisés à l’aéroport quand je suis arrivé à Toronto. Il a continué à Québec et il était de retour à Toronto, samedi. J’espère pour lui que je ne serai pas repêché par une équipe de l’Ouest, car ça va lui coûter cher de déplacements.»

De son côté, Thomassin aurait aimé voir plus d’action dans les situations à un contre un, mais il traçait un bilan positif de son séjour dans la Ville Reine.

«J’aurais aimé obtenir des duels à la fin, mais je n’ai pas le contrôle là-dessus, a souligné le garde du Rouge et Or qui pouvait lui aussi compter sur l’appui de ses parents. J’ai bien joué lors de mes deux répétitions comme garde à droite.

«J’ai aussi obtenu une répétition comme bloqueur, ce que je n’avais pas fait depuis longtemps. Les équipes ont appris à me connaître lors des entrevues et j’ai démontré que j’étais une bonne personne. C’est maintenant entre leurs mains.»