Crédit : COURTOISIE COWBOYS DE DALLAS

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«Une bonne étoile me surveille» - Louis-Philippe Ladouceur

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Il fait partie d’une poignée de Québécois qui ont accédé à la NFL, mais il est le seul du lot qui aura fait son nid dans cette ligue pendant 15 ans. Louis-Philippe Ladouceur se dit comblé de revenir avec les Cowboys de Dallas pour une autre saison, en vertu d’un nouveau contrat d’une année.

Le spécialiste des longues remises, qui s’est pointé au sein de la plus richissime franchise du sport professionnel à travers le monde à titre de solution de rechange au cours de la saison 2005, a fait le boulot afin de s’établir comme une solution permanente.

Mardi, le Montréalais a signé une nouvelle entente qui lui rapporterait 1,03 million, selon le réseau ESPN. Avec 221 matchs à son actif, il est troisième dans l’histoire des Cowboys.

«J’ai toujours dit que la prochaine saison, c’est une de plus que ce que je pensais. Ça fait donc 15 saisons de plus que je pensais !» a rigolé l’ancien du Collège Notre-Dame et du Collège John Abbott, en entretien avec Le Journal.

«On ne pense jamais jouer dans la NFL, même pour un an, alors encore moins pour 15 ans. Je prends ça comme un beau bonus dans la vie. C’est sûr que je suis privilégié. Une bonne étoile me surveille, mais en même temps, j’ai travaillé très fort pour être où j’en suis», a ajouté celui dont le destin a voulu qu’il porte cette bonne étoile sur son casque.

Bonne entente pour tous

L’an dernier, Ladouceur aurait espéré décrocher un contrat d’une durée un peu plus longue et s’était contenté d’un an, après avoir été également approché par les Raiders d’Oakland.

Cette fois, à 38 ans et au sein d’une équipe qui a atteint le deuxième tour des séries, le numéro 91 n’espérait pas mieux.

«Un an à la fois, c’est correct. Ça aide les Cowboys avec le cap salarial. Il y a beaucoup de gars importants à mettre sous contrat dans les prochaines saisons, comme Dak Prescott, Ezekiel Elliott, Amari Cooper, Demarcus Lawrence et Byron Jones. Donc, il faut faire des choix.

«De mon côté, je continue à jouer et on a une bonne équipe, donc tout le monde est content. Je ne voulais pas approcher d’autres équipes. Je voulais que ça se règle à Dallas. C’est une bonne affaire et j’aime vraiment faire partie de ce groupe-là», a-t-il expliqué.

Grandes ambitions

Le fait que les Cowboys aient remporté un premier duel éliminatoire depuis 2014 laisse entrevoir de belles choses à Ladouceur, qui n’a jamais considéré l’option de prendre sa retraite.

«Je suis encore en forme. À ma position, on peut jouer un peu plus longtemps que pas mal tout le monde.

«La confiance des joueurs est complètement différente. Les deux ou trois prochaines années, je veux vraiment faire partie de ça parce qu’il y a quelque chose de gros qui commence avec cette équipe. L’organisation a compris qu’il faut être jeune, avec une bonne ligne à l’attaque et une bonne tertiaire. C’est exactement ce qu’on a.»

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Un autre doyen de retour

Louis-Philippe Ladouceur retrouvera un vieux complice la saison prochaine à Dallas, avec le retour de l’ailier rapproché Jason Witten, qui a pris tout le monde par surprise.

Witten avait pris sa retraite après la saison 2017 pour occuper le siège d’analyste sur les ondes de ESPN pour les matchs du lundi soir. Après un an loin de l’action, il a décidé de renouer avec les Cowboys. Sa 16e campagne en fera le joueur qui a enfilé l’uniforme des Cowboys pour le plus grand nombre de saisons.

Tout juste derrière, se trouvent Ed « Too Tall » Jones, Bill Bates, Mark Tunei et un certain Ladouceur...

«Quand je suis allé signer mon contrat, on s’est jasé quelques minutes. Je lui ai demandé pourquoi il revenait et il m’a dit qu’il a encore le feu au ventre. Il a vu le succès qu’on a eu l’an passé et il a vu une opportunité de se rendre au Super Bowl. Quand tu reviens à un âge comme le nôtre, c’est parce que tu crois que l’équipe a ce qu’il faut pour gagner», a mentionné le Québécois.

«Je suis pas mal surpris parce qu’à sa dernière saison, il était “magané”. Peut-être qu’un an de repos pour un gars comme lui qui a joué longtemps, qui connaît la position et qui est un futur membre du Temple de la renommée, c’est ce dont son corps avait besoin», a-t-il enchaîné.

Saison morte tranquille

Puisque les Cowboys, comme l’a expliqué Ladouceur, auront plusieurs énormes contrats à distribuer à l’interne dans les années à venir, ils ont été tranquilles durant la saison morte, mis à part le retour de Witten et l’embauche de l’ex-Packers Randall Cobb.

«À l’offensive, le gros morceau qu’on perd, c’est Cole Beasley (Bills), un receveur qui nous aidait pas mal sur les troisièmes essais avec des jeux extraordinaires. On a quand même embauché Randall Cobb pour essayer de le remplacer. Il faudra dominer encore plus sur le jeu au sol», estime Ladouceur.