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L’importance de se battre jusqu’au bout

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L’Impact a livré sa meilleure performance de la saison à Orlando, samedi dernier et selon le défenseur Bacary Sagna, c’est en grande partie parce que l’équipe a mis la pression sur l’adversaire jusqu’à la toute fin de la rencontre.

«Dans les deux premiers matchs de la saison, on a vu qu'on avait souffert durant la deuxième mi-temps», a indiqué l’arrière français, mercredi, en entrevue à «JiC»

«On subissait beaucoup trop et on s'est dit qu'il fallait qu'on reste hauts, qu'on continue à jouer, a-t-il ajouté. Qu'il fallait être un peu plus conquérants et continuer à les attaquer, à leur faire mal et c'est ce qu'on a fait.»

L’Impact se retrouve ainsi avec une fiche de deux victoires et une défaite depuis le début de la saison, ce qui est plutôt satisfaisant considérant que les trois rencontres étaient disputées à l’étranger.

Malheureusement pour le onze montréalais, le prochain match n’aura lieu que le 30 mars, à Kansas City. Ce n’est pas idéal dans la mesure où il est toujours préférable d’enchaîner rapidement après une performance aussi satisfaisante que celle du weekend dernier.

«On a toujours envie d'aborder le match suivant de la meilleure manière possible, mais ça nous a aussi permis, cette semaine, de bien travailler à l'entraînement et d'affiner les petits détails», a souligné le joueur de 36 ans.

«Manque de classe»

Sagna est également revenu sur les débordements survenus en fin de rencontre, samedi, qui ont mené à l’expulsion de son coéquipier Zakaria Diallo après que ce dernier se soit impatienté à l’endroit de la peste d’Orlando City, l’attaquant Dom Dwyer.

Diallo, intégral aux succès de l’équipe depuis le début de la saison, devra rater le prochain match en raison de son geste. Sagna était tout près de son compatriote lorsque la mêlée a éclaté, tard durant les arrêts de jeu, après qu’un joueur des «Lions» eut refusé de rendre le ballon à l’Impact alors qu’il devait le faire.

«J'étais trop occupé à essayer d'arranger tout, à comprendre pourquoi le joueur d'Orlando n'a pas rendu le ballon, a expliqué Sagna. Parce que c'est ce qu'il aurait dû faire d'entrée et ça aurait évité les problèmes.»

«Je pense qu'au bout d'un moment, on aurait dû garder la tête froide, a-t-il poursuivi. Parce qu'on savait qu'ils allaient nous provoquer, surtout venant de Dwyer. Pour ma part, je ne le connais pas énormément, mais c'est les échos que j'ai eus avant le match.»

En fin de compte, l’Impact s’est tout de même fait prendre au jeu de Dwyer, qui est passé maître dans l’art d’énerver l’adversaire. D’ailleurs, il l’a souvent fait contre le club montréalais au fil des années.

«À la mi-temps, on s'est dit qu'il fallait rester concentrés et surtout ne pas tomber dans le panneau, a raconté Sagna. Malheureusement, on est tombés dans le panneau. Après ça, il y avait un peu d'excitation, d'énervement sur le terrain par rapport à leurs gestes et à leur manque de classe, mais quoi qu'il en soit, Zak est assez grand pour savoir ce qu'il doit faire. Il a fait son mea-culpa, c'est oublié et dès le prochain match, il va falloir se servir de ça pour rebondir.»

Fier Montréalais

Même s’il n’a pas passé beaucoup de temps à Montréal au cours des derniers mois, en raison du camp de l’Impact tenu en Floride et des premiers matchs de la saison qui sont presque tous disputés à l’étranger, Sagna ne regrette pas une seconde de s’être joint à l’équipe en août dernier.

«Pour le moment, on voyage énormément, a-t-il réitéré. J'ai une vie de famille aussi, ma femme m'a suivi avec mes enfants qui sont scolarisés, donc je passe pas mal de temps à faire les petits voyages de droite à gauche. Mais je me sens montréalais, je me sens québécois et en tout cas, je suis très, très fier d'avoir fait ce choix de carrière et d'être ici.»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.