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Alouettes

«À moi de me tailler une place»

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À moins de deux mois de l’ouverture des camps des recrues dans la LCF prévue le 15 mai, Hugo Richard trépigne d’impatience.

«J’ai vraiment hâte, a résumé l’ancien quart-arrière étoile du Rouge et Or de l’Université Laval qui a paraphé une entente de deux ans avec les Alouettes de Montréal au début janvier, après avoir soulevé la coupe Vanier pour la deuxième fois de sa carrière. Je suis très intrigué. J’ai hâte de voir comment ça va se passer, mais je n’ai pas d’attentes.»

«À mes deux premières présences, j’étais un invité, mais cette fois-ci, je vais être égal à tout le monde», de poursuivre Richard, qui portait ses nouvelles couleurs des Alouettes, mardi, à l’occasion de la tournée Ultimate Football qui s’est arrêtée au stade Chauveau en compagnie des jeunes du programme de football de l’école primaire Saint-Louis-de-Gonzague.

Au cours des dernières semaines, Richard a échangé à quelques reprises avec le coordonnateur offensif Khari Jones.

«Il me voit comme quart-arrière. C’est à moi de me tailler une place. Il ne me traitera pas différemment et ça sera à moi de montrer que je suis à ma place. Je suis le même programme d’entraînement qu’à l’habitude. Seule différence, c’est que je lance plus de ballons compte tenu que je n’ai pas eu de camp en Floride.»

Préparation en France

Comme c’est le cas depuis quelques années, Boris Bede retourne en France pendant la saison morte.

«Il fait trop froid au Québec, a souligné le botteur des Alouettes avec le sourire. Je peux faire la majeure partie de ma préparation et je retrouve ma famille. J’irai au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour la première fois de ma vie cette semaine dans le cadre de la tournée des écoles de Ultimate Football. Je veux redonner à la communauté.»

Bede a signé une nouvelle entente avec les Alouettes en décembre au lieu de tester le marché des joueurs autonomes. Le désir de la LCF de prendre de l’expansion en Europe et au Mexique pourrait modifier le statut de l’ancien botteur du Rouge et Or, selon l’issue des négociations entre l’Association des joueurs et les dirigeants pour signer un nouveau contrat de travail.

«Entre deux chaises»

«Ça peut être très bon cette ouverture de la LCF sur le football international. Le calibre en Europe n’est pas aussi avancé qu’en Amérique du Nord, mais quelques bons athlètes pourraient ressortir.»

«Il faudra voir comment ça va marcher et quels statuts auront les Européens, de poursuivre Bede, qui a établi une marque de la LCF l’an dernier en conservant une moyenne de 73 verges sur les bottés d’envoi. Pour le moment, nous sommes entre deux chaises. S’il y a un changement, ça pourrait être bon. Pour les Européens qui ont fait leur parcours universitaire au Canada, ça aurait du sens qu’ils obtiennent le statut de joueur national.»