Ryan Poehling

Photo : Ryan Poehling Crédit : AFP

Canadiens de Montréal

Ryan Poehling pense à Buffalo avant Montréal

Publié | Mis à jour

Ryan Poehling se doute qu’il ne restera pas une autre année sur les bancs d’école à St. Cloud State. Avant de s’imaginer dans l’uniforme des Canadiens de Montréal, l’Américain désire réussir sa sortie avec les Huskies, qui ont hérité du titre de meilleure équipe de la NCAA pour la deuxième année d’affilée.

«Je n’y pense pas trop, même si on me pose souvent la question, a dit Poehling en entrevue au Journal de Montréal. Je ne parviens pas encore à y répondre. Je n’ai pas à décider demain matin, pas encore. J’ai tellement de plaisir à St. Cloud et j’ai tellement de respect pour ce programme de hockey. Je me suis fait aussi de très bons amis. Je souhaite simplement profiter des prochaines semaines sans me poser de questions.»

«Mon objectif n’a pas changé. Je veux procurer le premier titre de l’histoire à St. Cloud. Je rêve de gagner le Frozen Four.»

Cette année, le «Frozen Four», tournoi réservé aux quatre meilleures équipes de la NCAA, se déroulera à Buffalo du 11 au 13 avril. Avant d’atteindre cette étape, les Huskies devront d’abord sortir vainqueurs de deux tournois préparatifs (NCHC Frozen Faceoff et NCAA Regionals), qui auront lieu les 22 et 23 mars et du 29 au 31 mars.

Éviter le piège

Forte d’un dossier de 29-4-3 depuis le début de l’année, la bande à Poehling cherchera à ne pas tomber dans le même piège que celui de l’an dernier. Également établi comme première équipe de la NCAA, St. Cloud State avait perdu dès le premier tour du championnat en s’inclinant devant Air Force Academy.

«Il y a plusieurs personnes qui nous posent la question sur la pression et pour savoir si nous avons appris de notre expérience de l’an dernier, alors que nous étions aussi répertoriés comme la meilleure équipe aux États-Unis, a mentionné Poehling. Mais la vérité, c’est que nous formons une équipe différente cette année. Il y a plusieurs nouveaux joueurs, mais aussi un nouvel entraîneur-chef (Brett Larson).»

«À mon humble avis, nous sommes plus constants cette année. Nous avons une grande confiance et nous faisons attention aux moindres détails. Nous devrons jouer notre style. Nous sommes classés premiers aux États-Unis et ce n’est pas par chance. Nous devrons garder la même mentalité. Nous avons perdu seulement quatre matchs depuis le premier jour de l’année. C’est assez rare, nous avons trouvé des façons de rester constants toute l’année.»

Pas juste les chiffres

À sa troisième saison à St. Cloud, Poehling a maintenant 31 points (huit buts, 23 aides) en 36 matchs. Il a exactement le même nombre de points qu’à sa deuxième année.

«Je m’attendais à marquer un peu plus de buts, a-t-il répliqué. Mais ce n’est pas la fin du monde. Ma production de points reste proche d’une moyenne d’un point par rencontre. C’était mon objectif. Je sais toutefois qu’il y a plusieurs façons de contribuer aux succès d’une équipe. Pas juste avec les buts ou les points. Cette saison, je trouve que je fonce encore plus vers le filet adverse, je génère plus de chances de marquer. Je n’ai pas peur de foncer dans les endroits difficiles.»

Au sein de son équipe, Poehling vient seulement au cinquième rang des marqueurs. Lors d’une entrevue au «Journal de Montréal» en octobre, Brett Larson avait comparé l’espoir du Tricolore à un Mikko Koivu ou un Phillip Danault, soit un centre qui s’occupera des principales missions défensives tout en apportant une bonne dose d’attaque.

«Nous comptons probablement sur le meilleur premier trio de la NCAA avec Patrick Newell (43 points), Blake Lizotte (37 points) et Robby Jackson (38 points). Pour ma part, je me retrouve dans le rôle de deuxième centre. Depuis une dizaine de matchs, je joue avec mes frères jumeaux, Jack et Nick.»

«C’est un bon sentiment de jouer avec mes frères, a-t-il continué. Ça me rappelle mes années à l’école secondaire. Nous sommes encore réunis, mais à un meilleur niveau. Nous voulons en profiter le plus possible. C’est peut-être la dernière fois de nos vies que nous aurons la chance de jouer les trois au sein du même trio.»

Quand Poehling écrira son nom au bas d’un contrat avec le Canadien, probablement à la fin du parcours éliminatoire de son équipe, il fera une croix sur sa carrière universitaire.

Advenant le cas où le Tricolore participe aux séries, un scénario de plus en plus improbable, le centre de 20 ans pourrait venir en renfort.