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Le Barça terrasse le Betis Séville

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Barcelone sur orbite! Avec un triplé stratosphérique de Lionel Messi, le Barça a terrassé le Betis Séville (4-1) dimanche pour la 28e journée du Championnat d'Espagne, prenant son envol en tête avec une avance de dix points quasi définitive pour le titre.

A dix journées de la fin, qui pourra aller chercher le FC Barcelone ? Surtout avec un capitaine aussi en forme ? L'Argentin Messi, «pichichi» de Liga avec 29 buts, a expédié un coup franc dans la lucarne (18e), catapulté au fond une talonnade de Luis Suarez (45e+2) et inscrit un but incroyable, sorte de lob tendu et tout en toucher, entré avec l'aide de la transversale (85e). Il a aussi trouvé le poteau (90e+3).

Entretemps, Suarez avait marqué à son tour au bout d'un slalom tout en puissance (63e), confortant sa deuxième place au classement des buteurs avec 18 buts, même s'il a fini le match blessé à une cheville. Loren Moron a sauvé l'honneur du Betis (82e).

Et puisque l'Atlético Madrid (2e, 56 pts) a perdu 2-0 contre Bilbao samedi, le Barça (1er, 66 pts) s'achemine tout droit vers un 26e titre de champion, le huitième en onze ans. Quant au Real Madrid du revenant Zinédine Zidane, il est troisième à douze longueurs (54 pts).

«Nous avions une excellente opportunité d'augmenter l'écart sur l'Atlético après leur résultat. On le savait, on ne pouvait pas flancher ce soir, a savouré Messi au micro de la chaîne espagnole Movistar Partidazo. C'est une belle avance. Mais il reste tous ces points à prendre et il faut continuer comme ça, sans faire le moindre cadeau.»

Razzia

Pour Barcelone, tous les rêves restent permis: après le festival offensif réussi mercredi contre Lyon en huitième retour de Ligue des champions (5-1), déjà avec un doublé de Messi, le Barça peut nourrir le fol espoir de réussir à nouveau le triplé Liga-Coupe-C1, comme en 2009 et 2015.

A l'évidence, la victoire de dimanche au stade Benito-Villamarin est de celles qui valent cher: pendant que l'Atlético, groggy après son élimination européenne contre la Juventus (3-0), chutait à Bilbao, l'équipe d'Ernesto Valverde a négocié avec maîtrise l'un de ses derniers déplacements délicats.

Pour le leader blaugrana, il restera évidemment à gérer au mieux la réception de son dauphin rojiblanco le 6 avril au Camp Nou. Mais le Barça a de quoi voir venir.

Et son probable sacre anticipé devrait épargner les organismes pour tenter de reconquérir la Ligue des champions, avec un quart contre Manchester United (10 et 16 avril), et pour essayer de conserver la Coupe du Roi, avec une finale contre Valence (25 mai).

Cette possible razzia de trophées ne serait sans doute pas possible sans le capitaine Messi, qui vit une fin de saison faste.

Messi ovationné par le public adverse

Déjà impressionnant contre Lyon mercredi, le petit Argentin a décanté le match dimanche par ses coups de patte. Et il aurait pu marquer beaucoup plus avec un brin de réussite...

Impressionné, le public du Betis a même ovationné le N.10 Barcelonais, toujours aussi complice avec son partenaire et ami Luis Suarez.

Ce dernier a eu davantage de ratés dans la finition, manquant deux face-à-face avec le gardien Pau Lopez (40e, 60e). Mais sa passe décisive pour Messi, d'une talonnade à l'aveugle, était impeccable (45e+2). Et il a fini par être récompensé au bout d'un slalom, résistant à trois défenseurs pour ajuster le gardien (63e).

Le seul point noir de la soirée, pour les Catalans, est la blessure de Suarez, sorti du terrain en boitant, touché à la cheville gauche et apparemment victime d'une entorse selon son entraîneur. Après la déchirure musculaire d'Ousmane Dembélé, il ne serait pas bon que l'avant-centre uruguayen soit également sur le flanc.

Fort heureusement pour le Barça, les deux semaines de la trêve internationale s'annoncent. Et l'équipe de Lionel Messi va pouvoir se reposer un peu sur son confortable matelas de dix points...

Le PSG triomphe

Grâce à Kylian Mbappé et un grand match d'Angel Di Maria, le PSG a logiquement remporté le choc contre Marseille dimanche au Parc des Princes (3-1), lors d'une 29e journée qui a permis à Lyon de réduire l'écart avec Lille.

Sans ses blessés Neymar et Edinson Cavani, le PSG peut toujours compter, en championnat tout du moins, sur sa redoutable doublette Mbappé-Di Maria.

Sur le premier but, l'Argentin a réalisé un contrôle somptueux pour offrir l'ouverture du score à son coéquipier français (45e+2). Mbappé a ainsi marqué son 26e but cette saison en Ligue 1, son 13e en 2019, un chiffre que seule la star du Barça Lionel Messi arrive à égaler dans les grands championnats.

Di Maria s'est ensuite offert un doublé: une superbe frappe enroulée dans le petit filet opposé (55e), puis un coup franc magnifique (66e), obtenu après une faute de main du gardien de l'OM Steve Mandanda, loin de sa surface, et aussitôt sanctionnée d'un carton rouge.

Réduits à dix, les Marseillais ne pouvaient guère rivaliser, eux qui n'ont plus battu le PSG depuis novembre 2011. Seul regret pour Paris, le penalty de Kylian Mbappé repoussé par le gardien remplaçant Yohann Pelé en fin de match.

Ce résultat fait du bien aux Parisiens qui cherchent à reconquérir leurs supporters après l'élimination piteuse en Ligue des champions. Pour manifester leur mécontentement, les ultras ont d'ailleurs boudé le premier quart d'heure du clasico en désertant la tribune Auteuil.

Des banderoles «On n'oublie pas», «respectez l'institution», «moyens illimités, exigence low-cost» ou encore «Des biftons à la place du cœur» ont été déployées en référence à la défaite 3-1 contre Manchester United. Les ultras ont fini par réinvestir leur tribune à la fin du premier quart d'heure de jeu en chantant «Paris c'est nous».

Lyon, la bonne opération

Un peu plus tôt, les Lyonnais, 3e de Ligue 1, l'ont emporté à domicile 3-2 contre Montpellier. «C'est une victoire très importante. Lille avait perdu vendredi (1-0 contre Monaco) et nous gagnons. Nous revenons à quatre longueurs des Lillois», a commenté le défenseur Rafael.

La course à la deuxième place est donc relancée et l'OL retrouve de l'allant après son élimination logique contre le FC Barcelone en Ligue des champions

«A dix matches de la fin, l'OL se trouve dans une très bonne situation. Pour l'équipe, l'institution pour Bruno (Genesio), c'est la démonstration que le club se porte bien et livre une très bonne saison», a savouré le président du club Jean-Michel Aulas, en insistant aussi sur la Coupe de France, et la demi-finale contre Rennes le 2 avril.

«J'ai envie que l'équipe se mobilise pour cette Coupe car un trophée est aussi important qu'une qualification en Ligue des Champions et si nous pouvons avoir les deux, ce serait formidable», a-t-il lancé.

Face à Montpellier, l'OL n'a pourtant pas tout bien fait à l'image du penalty complètement raté par Nabil Fekir. Mais la victoire est logique et le score aurait pu être plus lourd sans un excellent Benjamin Lecomte dans les cages héraultaises.

De son côté, Reims a enchaîné un treizième match sans défaite en s'imposant contre Nantes 1-0 grâce une frappe magnifique de Rémi Oudin. Les Champenois se retrouvent à une étonnante 6e place et peuvent encore rêver d'Europe.

Pour la première de son nouvel entraîneur Paulo Sousa, Bordeaux a été accroché par Rennes en toute fin de partie (1-1).