Boxe

Un retour en force pour Simon Kean

Mathieu Boulay

Publié | Mis à jour

Simon Kean peut pousser un soupir de soulagement. Le Trifluvien a effectué un retour victorieux dans le ring, samedi soir, au Casino de Montréal.

Le poids lourd d’EOTTM (16-1, 15 K.-O.) a défait l’Argentin Rogelio Omar Rossi (20-8-1, 13 K.-O.) dès la 39e seconde du deuxième round. Ce n’est pas une surprise.

Kean était trop talentueux pour Rossi et on le savait avant même la première cloche. Cependant, on a senti qu’il était nerveux lors des premiers instants de l’affrontement. Possiblement des traces de sa défaite contre l’Ontarien Dillon Carman en octobre dernier.

Il est devenu plus à l’aise après la première chute au tapis de Rossi. Une tonne de pression venait de tomber pour Kean. Par la suite, il a laissé aller ses mains pour signer une victoire à sens unique.

En demi-finale de la soirée, Ghislain Maduma souhaitait affronter le Mexicain Miguel Vasquez depuis longtemps. Cependant, l’attente n’a pas valu la peine.

Malgré un bon départ, le protégé d’EOTTM (21-4, 11 K.-O.) a dû s’avouer vaincu par décision partagée (97-93 Vazquez, 97-93 Maduma et 98-92 Vazquez) devant le Mexicain (40-8, 15 K.-O.).

Maduma a bien fait lors des trois premiers rounds. Pour une raison qu’on ignore, il est tombé à plat par la suite. Il lançait des combinaisons de façon irrégulière. Vazquez, un ancien champion du monde des poids légers, a été intelligent dans sa façon de boxer. Beaucoup de déplacements et des coups précis ont été sa recette pour l’emporter.

Sabirov impressionne

Avant les deux combats principaux de la soirée, on a eu droit à une sous-carte avec des hauts et des bas. La palme de la meilleure performance appartient à Nurzat Sabirov (9-0. 8 K.-O), qui a réveillé une salle qui semblait endormie avec la performance la plus spectaculaire de sa carrière. Grâce à des attaques variées et à sa puissance, il est venu à bout de l’Argentin Cesard Hernan Reynoso (15-12-4, 7 K.-O.) avec un knock-out technique au septième round.

«Je suis très content de sa performance au niveau global, a expliqué son entraîneur Marc Ramsay. Il a été bon en défensive, en attaque en plus de démontrer du cœur. Il a bien écouté mes directives.

«C’est mon boxeur qui avait le plus gros dossier entre les mains. Reynoso a déjà battu Isidro Pietro et fait sept rounds contre Callum Smith. Il était venu pour compétitionner.»

À son retour chez EOTTM, Batyr Jukembayev (15-0, 12 K.-O.) a gagné un duel contre Gilberto Meza (10-6-1, 6 K.-O.) par décision unanime (98-92 x 3). Un résultat pas très convaincant lorsqu’on sait que Meza a su lundi qu’il affrontait le boxeur local.

Le Kazakh a disputé un combat honnête, mais sans artifice. Il aura besoin d’élever sa boxe d’un cran s’il souhaite atteindre les classements mondiaux.

Pas de problème pour Ziyatdinov

Dans un combat à sens unique, Artur Ziyatdinov (8-0, 7 K.-O.) l’a emporté par arrêt de l’arbitre contre le Polonais Michal Ludwiczak (16-9, 8 K.-O.) au quatrième round. Ce qu’on retiendra surtout, c’est la condition physique douteuse du visiteur.

Chez les poids plume, Andranik Grigoryan (10-0, 1 K.-O.) a offert une performance inégale pour venir à bout de Jonathan Aguilar (19-8, 16 K.-O.) par décision unanime (98-90 et 99-90 x 2). Le boxeur d’EOTTM a démarré le duel en lion avec plusieurs bonnes combinaisons.

Cependant, il est allé visiter le plancher à la dernière seconde du troisième round. Grigoryan a manqué de concentration et Aguilar en a profité.

Dans un duel qui ne passera pas à l’histoire, Clovis Drolet (9-0, 5 K.-O.) a signé un gain par décision unanime (80-72 x 3) contre Rodrigo Ramon Maizares (7-4). Le Québécois a affronté un adversaire avec une bonne défensive, mais qui a généré peu d’offensive.