HKO-HKN-SPO-2019-BRIDGESTONE-NHL-WINTER-CLASSIC---BOSTON-BRUINS-

Crédit : AFP

LNH

Jonathan Toews : une réflexion salutaire

Publié | Mis à jour

Dans l’ombre de son coéquipier Patrick Kane, Jonathan Toews est sur le point de connaître la meilleure saison de sa carrière. Et ce nouveau souffle n’a absolument rien de fortuit.

Les malheurs des Blackhawks de Chicago, qui ont raté les séries éliminatoires pour une première fois en 10 ans en 2018, ont poussé Toews à l’introspection.

«On a eu quelques saisons un peu plus difficiles après avoir gagné les coupes Stanley (en 2010, 2013 et 2015). Des fois, ce n’est pas qu’on devient confortable, mais on arrête d’analyser son jeu, d’essayer de comprendre où on peut s’améliorer, remarque l’attaquant de 30 ans. Quand ça va mal, tu te poses plus de questions. Ensuite, tu es capable de trouver des réponses.»

L’été dernier a été inhabituellement long pour les joueurs des Blackhawks. Toews en a profité pour améliorer sa préparation et pour faire le point sur son jeu, qui lui ressemblait de moins en moins.

«Je devenais plus défensif, raconte le Franco-Manitobain. Pour moi, c’était de retourner à mon style de jeu. Mon talent, c’est de compter des buts et de faire des points. Je le fais cette année et c’est le fun d’être capable de contribuer offensivement tous les soirs.»

Avant l’affrontement de samedi soir contre le Canadien de Montréal, Toews présentait une fiche de 71 points, dont 30 buts, en 70 matchs. Il n’était donc qu’à cinq points d’égaler sa meilleure récolte en carrière, obtenue lors de la saison 2010-2011.

Bien qu’elle semble déjà loin, sa dernière préparation estivale paie des dividendes et explique en grande partie ses succès actuels.

«Je me sentais vraiment bien physiquement avant de commencer la saison et j’étais aussi dans une bonne place dans ma tête. Évidemment, il faut continuer de travailler fort à tous les jours pour garder la confiance, reconnaît le capitaine des Hawks. Mais physiquement et mentalement, je me sens en santé.»

L’effet Colliton

L’arrivée de Jeremy Colliton derrière le banc a fouetté les joueurs des Blackhawks.

«J’ai tellement de respect pour Joel (Quenneville), mais évidemment, c’était un bon moment pour un changement, dit Toews. Des fois, ça aide d’avoir un jeune entraîneur qui peut amener un nouveau message, un nouveau système.»

Le joueur originaire de Winnipeg n’a d’ailleurs que du positif à dire de Colliton qui, à 34 ans, est le plus jeune entraîneur de la Ligue nationale de hockey (LNH).

«C’est un bon communicateur. Il est capable de comprendre les jeunes et il connaît le jeu puisque ça ne fait pas longtemps qu’il a joué au niveau professionnel. Chaque jour, il analyse son propre style pour pouvoir s’améliorer en tant qu’entraneur et pour aider l’équipe.»

«Il y a des joueurs dans le vestiaire qui ont plus d’expérience que lui, mais il est confiant, intelligent et humble. Il est capable d’admettre ce qu’il ne connaît pas et il va essayer de trouver des réponses s’il n’en a pas. On a beaucoup de respect pour un gars comme ça qui est toujours en train de chercher des solutions», conclut Toews.