Colorado Avalanche v New York Islanders

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LNH

Pulock s'inspire de Weber

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Dans une ère où les joueurs s’établissent de plus en plus jeunes dans la LNH, Ryan Pulock détonne.

Choisi au premier tour en 2013, le défenseur de 24 ans devient lentement, mais sûrement le pilier que les Islanders attendaient à la ligne bleue. Et c’est du jeu d’un certain Shea Weber qu’il s’inspire.

Bien des organisations et encore plus de partisans auraient jeté l’éponge depuis belle lurette dans le cas de Pulock. Même les défenseurs, qui atteignent leur plein potentiel souvent plus tardivement que les attaquants, tendent à se faire une place plus rapidement que par le passé dans le grand circuit. Le Manitobain a toutefois dû patienter trois saisons complètes dans la Ligue américaine.

La saison dernière, il a finalement obtenu la chance de se mettre en valeur après avoir été contraint d’observer ses coéquipiers de la galerie de presse en début de parcours. Inséré dans la formation, il a répondu avec une saison recrue de 32 points en 68 matchs.

Tir à la Weber

Ses 10 buts, dont quelques-uns inscrits grâce à son puissant lancer frappé, se sont avérés un sommet chez les arrières recrues. Depuis, certains ont osé comparer ce percutant tir à celui de Weber. Un véritable blasphème pour celui qui l’idolâtre depuis son hockey mineur !

«J’ai entendu les comparaisons, mais son lancer, il le maîtrise dans cette ligue depuis longtemps et il est tellement efficace ! C’est un honneur pour moi d’être mentionné dans la même phrase, même si je ne fais que m’en approcher un peu», a-t-il lancé en poussant un rire amusé.

«J’ai toujours eu un bon lancer dès mon enfance, donc j’avais tendance à observer ses succès avec le sien dans la LNH. De plus, il est l’un des rares défenseurs que personne n’a envie d’affronter parce qu’il joue un style dur et physique. Personne ne veut se retrouver devant son tir ou devant lui. En grandissant, il était quelqu’un que j’observais en me disant que je pouvais m’en inspirer», a louangé Pulock, à quelques heures de se frotter à son modèle.

Chemin différent

Bien installé avec les Islanders cette saison, Pulock n’est certainement pas étranger aux succès de l’équipe. Il a visiblement mérité la confiance du vieux routier Barry Trotz, qui en a fait son joueur le plus utilisé avec 22 min 18 s de temps de glace en moyenne.

D’ailleurs, quand il est le meneur à ce chapitre, les Islanders montrent un bon dossier de 20-10-4. Il a également atteint un sommet personnel avec 33 points et son différentiel est passé de -4 à +21 en une saison.

Pourtant, plusieurs perdaient espoir quant au 15e choix au total de l’encan de 2013 avant son éclosion tardive.

«Chacun fait son chemin différemment. Certains gars mettent plus de temps à se développer. Les équipes misent de plus en plus sur de très jeunes joueurs qui font leur marque rapidement, mais parfois, c’est un peu plus long», a-t-il rappelé à juste titre.

Pas de regrets

Durant ses quatre premières années dans l’organisation, Pulock n’a obtenu que 16 matchs d’audition avec le grand club. Pourtant, si c’était à refaire, il jure qu’il ne modifierait pas le scénario.

«Ils ont été prudents avec moi et, parfois, comme joueur, tu te dis même qu’ils sont trop patients et que tu veux ta chance, mais je suis reconnaissant d’être où je suis.

«Il y a eu de l’adversité, mais tout le monde doit se battre pour faire sa marque dans la LNH. Quand tu atteins ton but après autant de temps, tu l’apprécies encore plus.»

Pour l’anecdote, Pulock a été sélectionné trois rangs après un autre de ses adversaires du jour, Max Domi, dans la même cuvée.