Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens

L'heure des comptes est arrivée

L'heure des comptes est arrivée

Renaud Lavoie

Publié 15 mars
Mis à jour 15 mars

Ce n’était pas une journée comme les autres à Brossard, vendredi, au lendemain de la défaite face aux Islanders de New York.

Après avoir dit haut et fort jeudi soir qu’il y avait des passagers lors de chaque match depuis trop longtemps, Andrew Shaw était le premier sur la patinoire.

On a immédiatement compris qu’il n’allait pas y avoir beaucoup de répis lors de l'entraînement matinal. Claude Julien attendait son groupe avec le couteau entre les dents.

Il fallait voir l’intensité de l’entraînement, particulièrement dans les vingts dernières minutes où il y avait des batailles à un contre un et à deux contre deux. Disons que le message était clair. C’est ce qu’on veut voir demain face aux Blackhawks de Chicago

Les meilleurs doivent être les meilleurs

Le plus gros problème depuis maintenant un mois, c’est que les Canadiens connaissent des ennuis en première période. Les entraîneurs ont beau le souligner aux joueurs, il reste que la solution doit venir du vestiaire.

Et c'est pourquoi c’est positif pour Julien d’entendre Shaw dire après l’entraînement de vendredi qu’il ne sait pas pourquoi le sentiment d’urgence n’est pas présent dernièrement, tout en promettant que ça allait changer.

C’est une promesse importante d’un joueur qui a remporté deux coupes Stanley et dites-vous que si Shaw parle ainsi, c’est qu’il a une bonne idée de ce qui s’en vient.

Parce qu’en bout de ligne, même si elle n’est pas parfaite, cette équipe peut très bien participer aux séries. Mais il y a un mais.

Si jamais elle ne le fait pas parce qu’elle joue comme elle le fait depuis trop longtemps, il y aura beaucoup d’insatisfaction, et ce, même si les attentes n’étaient pas élevées en début de saison.

Si la troupe de Julien ne participe pas à la grande danse du printemps après avoir vidé complètement le réservoir et après avoir eu le sentiment d’avoir tout donné, il est évident que les partisans vont saluer l’effort de cette équipe.

Mais si on ne sent pas ce fameux sentiment d’urgence, la grogne ne se fera pas seulement sentir chez les partisans, mais aussi chez les dirigeants. Et avec raison.

Les joueurs ont donc leur sort entre le leurs mains. À eux de montrer ce qu’ils ont dans le ventre.